FT_11novD’après le Financial Times d’aujourd’hui (ici), l’Université d’Oxford serait en délicatesse avec le gouvernement iranien au sujet d’une nouvelle bourse d’études. Queen’s College a en effet, suite à une donation (anonyme!) créé une bourse au nom de Neda Agha-Soltan, l’une des étudiantes victimes de la répression du mouvement de manifestations en Iran suite aux élections présidentielles de juin. Neda, dont la mort a été largement diffusée sur internet, était étudiante en philosophie. En conséquence les bourses portant son nom devraient être attribuées à des étudiants poursuivant un diplôme d’Oxford dans cette matière, qui seraient d’origine ou de nationalité iranienne. L’Ambassade d’Iran à Londres a vigoureusement protesté contre cette décision, estimant que Oxford poursuivait une campagne délibérée contre le pays et s’efforçait d’instrumentaliser le décès de Neda, qui serait « encore en voie d’investigation par la police ». L’article nous apprend d’ailleurs que la Fondation des Martyrs, un organisme iranien « officiel » qui œuvre en faveur des victimes de la guerre contre l’Irak de 1980 à 1988, avait également projeté de créer une bourse au nom de Neda mais que sa famille a refusé l’utilisation de son nom pour cette initiative.