ranking4Le classement de Shanghai a provoqué en France un vrai malaise. Mais une analyse fine montre que la parcellisation de l’enseignement supérieur et la présence d’organismes de recherche ne sont pas favorables à nos universités pour ce classement selon les critères de l’université Jiao Tong de Shanghai. En effet les résultats de la recherche française n’ont rien à envier aux homologues étrangers et cela ne transparaît pas dans ce classement. Jeudi dernier, V. Pécresse a relancé la mise en place d’un classement européen des universités (ici). Rappelons aussi que ce type de classement correspondait à une des décisions du rapport de J. Attali en janvier 2008 (300 décisions pour changer la France), et que N. Sarkozy avait dit « tout ce que vous proposerez, je le ferai ».

L’objectif de la mise en place de ce classement Européen (mais aussi mondial à terme) est de supplanter les palmarès existants, par exemple celui de Shanghai qui est beaucoup contesté. Contrairement au classement de Shanghai qui met la recherche fortement en avant, le classement européen des universités prendrait en compte nombre de critères relatifs à l’enseignement ou à la vie étudiante sur le campus. D’après V. Pécresse, cela serait aussi l’occasion de réaliser une cartographie des disciplines en Europe afin d’aider les étudiants dans leurs choix d’orientation. Les critères seraient nombreux, mais pas encore clairement établis. Parmi eux, on peut citer toutefois la qualité de la recherche, l’employabilité des diplômés, la satisfaction des formations du point de vue des recruteurs, la qualité de la vie sur le campus (logement, activités culturelles, équipements sportifs, …), la notation des enseignants par les étudiants … bref plein de points pour lesquels nos universités sont à la pointe !

A lire également: nos chroniques « À quel (saint) classement se vouer? »  et « Le rapport Attali de 2008 (7)« .

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