Finalement la rentrée universitaire a été calme. Pourtant nombre de dossiers sont en suspens ou en cours d’élaboration sans qu’on sache vraiment vers quoi ils vont aboutir. Mais si cette rentrée est calme, je la trouve aussi bien morose et un peu tendue, comme si rien n’était réglé, comme si tout pouvait déraper une fois de plus. Ce sentiment, que d’ailleurs je suis peut-être la seule à partager, me parait venir du fait que personne n’est vraiment sorti vainqueur du bras de fer du printemps dernier. V. Pécresse a jeté l’éponge, faisant comprendre poliment qu’elle n’allait plus s’investir dans le travail sur les universités (la consolidation). De son coté, le mouvement de contestation comprend bien qu’il sera difficile de remobiliser comme l’année dernière, mais n’a pas renoncé.

La LRU, comme son nom l’indique, impose à chaque université de prendre ses responsabilités et donc de prendre des décisions quant à la gestion du budget et la gestion du personnel. Chaque université est maintenant suspendue aux décisions de son CA, de son équipe de direction ou des commissions chargées de rendre un avis sur les différents dossiers. Nombre de questions sont posées : comment seront gérés l’équivalence TP-TD ou le référentiel national des tâches ? Comment traitera-t-on le problème des heures complémentaires des personnels statutaires ? Comment seront distribuées les primes PES ? Le CA donnera-t-il son feu vert pour appliquer la modulation des services, sur quelle ampleur, quels seront les critères ? Quel sera l’avenir des non-publiants et des personnes démissionnaires des missions de recherche ? Sans compter les réformes structurelles éventuelles propres à chacune des universités (labos, instituts, UFR, …). Du pain sur la planche dans une université qui a les cartes en main pour entamer sa mutation (sa refondation ?). Désormais chacun est maintenant libre de faire le meilleur comme le pire !

Publicités