SWOTComme vous le savez, je suis plutôt favorable à une autonomie des Universités. La LRU me paraissait une opportunité intéressante sans pour autant m’enthousiasmer. Cette position est un peu difficile à assumer quand on travaille à l’université. Par exemple je suis devenue une chercheuse douteuse, tout juste bonne à écrire de la daube pour faire monter son h-index. Autre exemple : coté formation, la seule chose qui compte pour moi c’est le taux de placement (professionnalisation) et il est manifeste que je méprise le savoir, connaissances et science à transmettre aux étudiants. Enfin, je souhaite que l’université soit dirigée comme une entreprise. Car c’est ça la LRU, c’est l’importation des techniques de management pour mettre au pas les EC et les soumettre à leur hyperprésident.

Dans ce contexte, et pour parfaire notre appropriation des méthodes de travail du monde de l’entreprise, je propose aujourd’hui que l’on fasse le SWOT de l’université. Les gens de la qualité, marketing ou management savent bien ce qu’est le SWOT. Il s’agit un instrument pour estimer les forces, faiblesses, opportunités et menaces d’une entreprise (Strenght, Weaknesses, Opportunities, Threats = SWOT). C’est un outil de stratégie, une sorte d’autoévaluation qui doit pouvoir aider à mieux connaître les facteurs externes et internes qui sont favorables ou défavorables dans l’accomplissement de différents objectifs. Ces objectifs peuvent être ceux d’un projet de recherche, d’une formation, d’un établissement ou d’un ensemble de l’établissement. Toutes ces entités sont exposées à différentes opportunités et menaces, et avancent avec leurs forces et faiblesses.

Ainsi, chers lecteurs, c’est à vous de travailler aujourd’hui. Vous devez m’écrire quatre rubriques (forces, faiblesses, opportunités et menaces) qui caractérisent l’Université. L’analyse la plus pertinente recevra un cadeau de la Gaïa Universitas. A vos claviers !

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