non1Nous parlons souvent de « nonisme » dans ce blog. Il peut être utile de préciser ce terme, sans pour autant avoir l’objectif d’être complet ou définitif. D’ailleurs les commentaires sont vivement encouragés et nous permettraient, on l’espère, de nous faire avancer dans notre compréhension du phénomène. Le terme « nonisme » est apparu en France suite au référendum de 2005 sur le traité de constitution Européenne. Il correspond au mouvement qui a conduit au « non » à ce référendum. Le mot « nonisme » n’existe pas dans le dictionnaire, ainsi chacun pourra lui donner sa propre définition, ce qui est très pratique. Le nonisme correspond à dire non systématiquement à tout. Souvent le nonisme apparaît quand un groupe n’a plus idées ou ne sait plus puiser dans ses ressources (idéologiques ou autres). Alors il se réfugie dans une attitude purement défensive et donc de rejet du réformisme ou de toute évolution de la société. Employé dans ce blog, le nonisme correspond au refus systématique des réformes des universités. Il conduit à un statu quo, empêchant toute évolution d’une université qui pourtant en aurait bien besoin. Nous avons déjà fait un parallèle entre le nonisme universitaire et celui qui a conduit au non au référendum de 2005 (ici). Restons positifs : selon certains le nonisme correspond à une certaine démarche d’exigence ou une façon de lutter contre un schéma politique ou modèle de société, de s’écarter du conformisme voir même une attitude transgressive et à un refus d’obéissance. Bref cela correspondrait à une opposition citoyenne aux projets d’un gouvernement ou d’une communauté (par exemple Européenne), soit l’essence même de la démocratie. Tout cela pourrait être particulièrement productif, mais le problème c’est la systématique du refus et l’absence d’alternatives crédibles.

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