Collège de Littérature et de sciences humaines à Téhéran

Collège de Littérature et de sciences humaines à Téhéran

Cette semaine, Le Monde a fait état du climat lourd qui accompagne la rentrée universitaire en Iran. L’effet du mouvement de contestation qui a suivi l’élection présidentielle de juin dernier, impliquant fortement étudiants et professeurs du supérieur dans les grandes villes, a bien sûr marqué le Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, qui s’est prononcé récemment assez fortement pour un « nettoyage » de ces établissements, en particulier des départements de sciences humaines, où la critique du régime serait particulièrement forte.

Les départements de sciences humaines en France sont évidemment à des lieues de leurs homologues d’Iran, mais l’on sait que ce sont aussi dans ces départements que sont nés des mouvements de contestation politique particulièrement forts ces dernières années. Le blog d’Irnerius, traitant cette semaine de l’Université de Lille, a fait remarquer que les divisions opérées après 1968, recherchant à regrouper des universités par spécialités, l’ont aussi fait dans le sens d’affinités politiques, rangeant le plus souvent les sciences humaines dans les établissements de « gauche ». Il serait curieux de voir ce que penseraient aujourd’hui ces célèbres commentateurs persans de la France, Uzbek et Rika, sur le rôle « politique » que peuvent ou ne peuvent pas avoir les universités selon leurs disciplines.

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