Cela ressemble très fort à une épreuve de bizutage. Comme le signale l’Agence France-Presse, avant-hier, au cours de la cérémonie d’accueil des étudiants de 1ère année de l’Université Rennes II (devenue célèbre pour ses blocages homériques), le Président Marc Gontard, qui s’adressait à l’assistance depuis un balcon, s’est fait vider sur la tête un seau depuis un étage supérieur par des cagoulés.

Écoutons le Président Gontard:

« C’est une déclaration de guerre contre Rennes 2 et contre l’université en général. Cette agression a été perpétrée par ce groupe que tout le monde connaît qui squatte l’université depuis deux ou trois années »

Si tout le monde les connait, l’usage de la cagoule me parait fort superflu! D’ailleurs, on peut s’interroger comment un squat de près de trois ans peut se prolonger en toute impunité, certes il s’agit d’un lieu public, mais ces déclarations supposeraient que bien des petits délits ont été commis avant l’arrosage du Président. Peut-être ce bain forcé et l’envoi de son costume au pressing vont l’inciter à se renseigner d’un peu plus près sur ces Zorros rennais.

Restons donc à l’écoute: qui est ce « groupe » qui réclame la création d’une université populaire? (Mao avait, en son temps, créé des communes populaires, invitées à produire autant d’acier que de riz… on se souviendra que les paysans, pour atteindre les objectifs du plan quinquennal, firent fondre jusqu’aux plus petit chaudron… et moururent de faim par millions!) Une « université populaire », est-ce la même chose que cette université « repolitisée » dont nous avons parlé il y a quelques semaines?

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