Sitôt les résultats du bac connus, commence le parcours du combattant pour ceux qui entreprendront des études supérieures à la rentrée 2009… s »il n’a pas débuté pour certains depuis plusieurs mois, pour ceux qui ont opté pour une filière recrutant sur dossiers. Le Bac 2009, malgré l’interruption du service dans de nombreux lycées ce printemps, a atteint de nouvelles cimes himalayennes, ce qui se produit régulièrement les années de perturbations: on se rappellera que suite au conflit du CPE, le taux de réussite avait même surpassé celui de l’année 1968 sur laquelle les plaisantins se sont fait une opinion depuis fort longtemps. (mais chut, c’est un secret…) Pour l’obtention des mentions, 2009 a aussi marqué un nouveau record. Ce qui n’est pas sans incidence sur les inscriptions, à nouveau concernant les filières un peu sélectives. Pour les autres, l’embûche réside, au niveau de la préinscription qui se poursuit actuellement, dans les capacités des filières concentrées géographiquement.

Très frappante est cette notion d’affectation. Diantre! Un enseignement supérieur qui se veut ouvert, accessible aux titulaires du Bac dont l’Empereur Napoléon Ier a voulu faire le premier grade universitaire se doit, en hommage aux jours où Napoléon, donc, déplaçait ses corps d’armée sur la carte de l’Europe, de placer ses étudiants sur une carte, universitaire celle là. Comme toute affectation (je me rappelle avoir eu un mouvement de doute, arrivant à la caserne et voyant les insignes parachutistes épinglés sur les poitrines de mes supérieurs, me disant que j’avais peut-être fait un mauvais choix d’unité) celle-ci est source de stress, d’angoisse, de compétition et autres crises de nerfs. Il faut du courage, il faut en vouloir, en se lançant dans ce qui est une école de vie adulte. J’en retire mon casque d’astronaute en hommage (pas trop longtemps, je risque de suffoquer). Et pour les déçus de l’affectation, rien n’est perdu, une autre peut vous attendre ici.

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