Ouvrir l’enseignement supérieur à l’international: il s’agit d’un des objectifs du rapport Attali de janvier 2008. Pour réaliser cet objectif, Attali et ses compères proposent 4 décisions (n°  25 à 28, p. 39-40 du rapport).

Décision 25 : Proposer, lors de la présidence française de l’Union européenne, de mettre en place un classement annuel des universités européennes. Cela a effectivement été proposé par N. Sarkozy. L’objectif s’associe à la démarche d’évaluation des activités et de la performance des Universités dont nous avons déjà parlé ici. Que valent les diplômes, quel est le niveau de la recherche ? etc … L’idée est également d’encourager la mobilité des étudiants. Fin décembre 2008, un appel d’offre a été lancé pour établir les différents critères du classement, qui porteront sur l’enseignement et la recherche mais aussi sur l’innovation, de la « community outreach » et de l’internationalisation les conditions d’accueil et de logement. On peut craindre, encore une fois, une concurrence qui sera exacerbée, ce qui ne devrait pas plaire beaucoup au monde universitaire. Le premier classement devrait être disponible en 2010. Va-t-il reléguer le classement de Shanghai aux oubliettes ?

Décision 26 : Développer les cursus en langues étrangères. Il s’agit là de favoriser la mobilité des étudiants au sein de la communauté Européenne, accroître l’attractivité même au delà des frontières Européennes mais aussi « préparer les étudiants à la mondialisation ». Les Universités font déjà des efforts dans ce domaine et proposent certaines formations avec des enseignements en anglais. Mais elles sont encore loin dernières les écoles qui sont nombreuses à avoir déjà intégré cette démarche et réclament un niveau en anglais assez élevé avec le fameux TOEIC (Test of English for International Communication).

Décision 27 : Améliorer l’accueil des étudiants, des enseignants et des chercheurs étrangers, et revoir la politique de visas les concernant. La France a certainement beaucoup d’efforts à faire sur ce point, en particulier sur l’accueil des étudiants étrangers. Les Universités disposent assez peu de moyens pour développer cela. Les étudiants étrangers trouvent surtout un support auprès d’associations. La France accueille surtout des étudiants venant d’Afrique, assez peu d’Européens. Elle est par exemple assez mal positionnée dans les programmes Erasmus.

Décision 28 : Ouvrir davantage l’enseignement supérieur sur le monde. Cette décision prévoit l’augmentation des moyens pour améliorer le point de la décision précédente, ainsi que des moyens pour que les chercheurs français puissent profiter de séjours à l’étranger et accompagner leur retour dans de bonnes conditions.

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