gaia2Le lendemain Rachel attendit longtemps le retour de la jeune fille. En début d’après midi, elle décida de partir à sa recherche, sans pour autant bien savoir dans quelle direction aller. Elle fit le pari de scruter le ciel à la recherche du trodrotibulle de la jeune fille, et elle eut raison. Elle rejoignit la jeune fille qui jouait près d’un étang, à l’ombre d’immenses Kaluglutériers.

  • Salut jeune fille ! je t’attendais mais tu n’es pas venue alors je suis partie à ta rencontre.
  • Ah Rachel, tu ne trouves pas que c’est une belle journée ?
  • Mouais, jeune fille … mais dis-moi plutôt comment tu t’appelles.
  • Je m’appelle Gwenaëlle. Tu me racontes cette histoire d’autonomie dans les Universités Française ?
  • C’est une longue histoire, Gwenaëlle, et je ne promets pas une narration très structurée ou complète. En fait l’autonomie des Universités est un vieux thème, aussi vieux que celui des Universités sur Terre …
  • Pas la peine de tout expliquer, Rachel, ce qui m’intéresse surtout c’est ce que tu as vu quand tu es allée sur Terre, début 2009.
  • OK, alors on va commencer en 2007 car c’est à partir de cette date qu’il y a eu un réel tournant. Cette autonomie était préparée de longue date, la communauté universitaire était assez d’accord pour insuffler à l’Université une nouvelle dynamique. En 2007, un nouveau gouvernement a été mis en place en France, présidé par N. Sarkozy
  • C’est le Sarkozy qui est devenu empereur du Monde ?
  • Oui, c’est celui là, premier d’une dynastie qui a duré trois générations, et qui a conduit les Terriens vers une faillite complète, replongeant la civilisation des hommes dans un état moyenâgeux. Mais c’est une autre histoire, qui s’étale sur tout le XXIème siècle. Ce dont je voudrais te parler, c’est le tout début de ce XXIième siècle car si on veut comprendre, il est nécessaire de prendre en compte l’élément déclencheur de la faillite, et c’est en relation forte avec l’autonomie des Universités et des mouvements idéologiques qui se sont mis en place à cette époque.
  • D’accord, Rachel, alors cette autonomie des Universités, concrètement c’était quoi ?