On poursuit notre relecture du rapport Attali de janvier 2008, intitulé « pour la libération de la croissance française ». Dans la rubrique « investir d’avantage dans l’enseignement supérieur », nous avons déjà vu les décisions 19 et 20, respectivement « Renforcer l’autonomie des Universités » et « Renforcer l’évaluation de la performance de chaque établissement d’enseignement supérieur ».  

La décision 21 est : Augmenter les moyens financiers alloués à l’enseignement supérieur, afin d’accompagner les décisions précédentes. Cette décision est conditionnelle : pour qu’elle soit applicable, il faudrait que les universitaires acceptent les deux autres, c’est-à-dire de renforcer l’autonomie des universités (encore plus de la LRU). Clairement on n’est pas dans cette dynamique. Tout comme les aspects d’évaluation de la performance qui sont fortement contestés aussi. En résumé, les moyens financiers seraient conditionnés par les résultats (par exemple la réussite aux examens des étudiants, leur placement sur le marché du travail, les performances en recherche …).

Décision 22 : Développer les financements privés. Cela passerait par des fondations, pour obtenir des dons d’entreprises et d’anciens élèves. Cette décision recommande que les frais de scolarité n’augmentent pas. Dans le cadre de ce rapport, on resterait donc sur le concept de la quasi-gratuité des études dans l’enseignement supérieur, ce à quoi les Français sont très attachés.

Décision 23 : Institutionnaliser des « Universités des métiers ». Le concept d’Université des métiers est déjà bien en place dans certains pays. Certaines Universités Français s’y sont lancées aussi. Il s’agit d’ouvrir des formations à des personnes qui n’ont pas eu la chance d’y avoir accès pour diverses raisons, ceci dans une idée générale de formation tout au long de la vie, avec donc des populations assez différentes de celle habituelle des étudiants.

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