Le conseil national des Universités (CNU) s’est vu confier la mission de l’évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs. Cela a été rendu officiel le 23 avril par un décret. On pourra lire aussi la circulaire d’accompagnement de ce décret (document ministère). 

Le 8 juin 2009, l’assemblée générale de la conférence permanente du CNU publie la motion suivante : « Le CNU actuel n’a pas été élu avec le mandat de mettre en place l’évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs. Par ailleurs, il n’en a pas les moyens. Il exige que cette mise en place soit repoussée à la prochaine mandature. Il demande que la période transitoire soit mise à profit pour obtenir un consensus sur la finalité et les procédures de l’évaluation et que celle-ci se situe plus dans la perspective de l’accompagnement de la carrière des enseignants-chercheurs que dans celle d’une évaluation sanction. »

Rappelons que dans la version initiale du projet du gouvernement, l’évaluation des EC était du ressort des conseils d’administration des Universités. C’est sous la pression du mouvement de contestation que cette évaluation a été déplacée vers le CNU, transformant cette structure en une probable usine à gaz. L’évaluation d’un EC n’est pas seulement celle de la recherche, mais aussi celle de son enseignement et des diverses tâches qu’il effectue dans son établissement, donc des tâches particulières selon les spécificités de l’établissement. Comment évalue-t-on un enseignant/enseignement ? Comment évalue-t-on la qualité des missions d’intérêt collectif ? On se demande vraiment comment le CNU pourra évaluer toutes les autres fonctions que celles de la recherche. A première vue, l’établissement devrait être plus à même d’apprécier la qualité de la réalisation des missions qui sont confiées à ses enseignants-chercheurs, en particulier pour les enseignements et pour les tâches d’intérêt collectif.

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