« Bon, on ne va pas se mentir, aucun d’entre vous n’est brillant ici, sinon vous seriez en prépa ». Source : un prof de Chimie de P7 ou 6 à ses étudiants de L2. Phrase aimablement tweeté à mon attention sur Cui-Cui.

On en discute souvent sur Gaïa, il est vrai que les meilleurs élèves de terminale ne sont pas orientés vers les licences à l’université (du moins en « sciences dures »). La licence est même la troisième roue du carrosse, après les prépas et les formations professionnalisantes des IUT ou BTS. En licence, on y va souvent par défaut, en conséquence certainement peu motivé (après on s’étonne des taux d’échec …). La faible considération qu’on a pour la licence (et pour l’université en général) se traduit aussi par le faible investissement par étudiant dans cette formation.

Pour ma part, la question de l’orientation post-bac ne s’est pas réellement posée. J’étais bien trop nulle pour espérer accéder à une quelconque formation sélective. Je suis donc allée à l’université. Je ne regrette pas du tout, bien au contraire. Je ne garde pas des souvenirs impérissables de mes années lycée, si on excepte bien entendu le premier flirt, le premier joint ou la première cuite. Je pense que le schéma de travail de l’université me convenait mieux.

J’espère qu’un jour on parviendra à intégrer les classes prépas dans les universités. Non pas pour homogénéiser les formations (ça serait idiot) mais pour décloisonner la jeunesse, favoriser la mixité sociale ou les interactions avec le monde de la recherche. Mais soyons lucides, compte tenu des conservatismes de tous bords qui s’expriment quand on évoque cette possibilité, on en est encore très loin car beaucoup pensent qu’envoyer les bons élèves à l’université c’est un gâchis insupportable.

About these ads