selection"Je ne suis pas favorable à une exclusion des bacs pros de l’université, mais nous devons penser pour eux un accueil et un accompagnement différent. Sinon, cela signifie les envoyer sciemment au casse pipe ! A Montpellier 3, en 4 ans, le nombre de titulaires de bacs professionnels a quasiment doublé alors que l’on sait bien qu’ils vont se casser la figure. A peine un sur dix va passer le cap de la première année. Tout le monde le sait ! Mais au nom d’une égalité qui n’existe pas, il est dit que nous devons les accueillir comme tous les autres. C’est comme si vous disiez à des coureurs de fond de se lancer avec une enclume au pied, aux côté de coureurs sans enclume, au prétexte de vouloir leur donner les mêmes chances. On sacrifie ces jeunes au nom de l’égalité. Prendre en charge des redoublants ou des bacs professionnels sans conditions, cela arrange tout le monde. Cela masque les difficultés de parcours de nos jeunes. Et cela évite de faire trop gonfler leur taux de chômage !" Anne Fraisse, Source ici.

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