C’est ma sixième année en tant que Prag en histoire contemporaine. J’ai été auparavant neuf ans en poste dans un lycée de Seine-Saint-Denis, que j’ai toutefois quitté à regrets, en craignant de perdre, au passage dans le supérieur, un certain nombre d’"avantages", en termes d’ambiance collective et de proximité avec les élèves. Toutefois je n’ai qu’à me féliciter aujourd’hui de ce choix.
Concernant la relation avec les collègues, MC comme PU, je n’ai pas à me plaindre, loin de là. C’est lié, il faut le dire, à la spécificité de mon département, de taille raisonnable, où existe une vraie équipe pédagogique, sans cette relation de hiérarchie qui empoisonne le travail dans les structures encore dominées par les configurations mandarinales. Une équipe d’ailleurs qui a connu depuis mon arrivée un renouvellement relativement important, ce qui m’a (presque) toujours permis d’éviter les réflexions fort détestables de ces collègues bien installés là-haut, tout là-haut, sur leurs chaires conquises de haute lutte.
L’équipe que j’ai rejointe m’a donc rapidement accordé sa confiance. J’ai au début un peu « bouché les trous » – ce qui peut paraître normal pour un nouveau recruté –, mais ensuite on m’a rapidement confié des travaux dirigés où j’ai pu travailler comme je l’entendais (en pouvant notamment rompre avec cette aberration pédagogique qu’est aujourd’hui la sacro-sainte formule de l’exposé-commentaire-de-document-avec-reprise-systématique, à toutes les séances, dans tous les cours, pour tous les semestres), TD pour lesquels je travaillais d’ailleurs en étroite collaboration avec les collègues – et non dans la position du factotum, tout juste bon à surveiller les examens et à corriger les copies. J’ai pu aussi donner cours magistraux, y compris en L3, sur des thèmes librement choisis, ainsi que des enseignements en master 2, liés à ma spécialité de recherche.
On m’a aussi confié des responsabilités administratives. Certes, aujourd’hui, avec l’alourdissement de ces tâches dans la mission des enseignants-chercheurs, cela arrange beaucoup de monde de ne pas avoir à assurer les directions d’études par année. Mais cela faisait aussi partie du profil du recrutement, mon poste consistant au départ à assurer un suivi pédagogique des étudiants (notamment les enseignements de méthodologie en première année), dans le cadre de l’ancien plan Réussite Licence. Cette tâche, assumée du reste librement et avec plaisir, m’a vraiment donné l’impression d’exploiter les compétences pédagogiques que j’avais acquises en neuf années d’enseignement en lycée (un L1, ce n’est après tout le plus souvent qu’un élève de terminale avec juste un bout de papier en plus – beaucoup de collègues s’obstinant à ne vouloir y voir que des agrégés avec un bout de papier en moins, d’où tant de déceptions et d’incompréhensions). Me concernant, le statut de Prag a pris là tout son sens.
Quant à mon activité de recherche, je dois aussi avouer qu’elle a été bien plus importante depuis que j’ai quitté le lycée (publication de ma thèse et de quelques articles, organisation de journées d’études et de colloques, etc.). Si ma charge de travail n’est pas moins lourde depuis que je suis Prag – loin de là –, l’organisation de l’année n’est pas la même et permet de dégager du temps. J’étais, il est vrai, déjà docteur et membre associé d’un des deux laboratoires rattachés au département, où j’avais réalisé ma thèse, et où j’ai tout de suite été pleinement intégré comme enseignant-chercheur. En outre, la fréquentation quotidienne du monde de la recherche crée des occasions, des contacts, permet d’être mieux informé, parfois repéré, et stimule ainsi l’activité de recherche de façon bien plus évidente que lorsqu’on travaille « dans le secondaire », loin souvent, symboliquement mais aussi physiquement, du quotidien de la recherche.
En revanche, bien sûr, en termes de perspective de carrière, le caractère positif d’un tel poste est moins évident. Si être Prag permet à mon sens, pour les raisons évoquées plus haut, de faire plus de recherche qu’un poste en lycée ou en collège, le temps dégagé reste bien sûr limité par rapport à d’autres statuts – cela dépend bien sûr des choix de chaque collègue : j’ai personnellement fait celui d’assumer des tâches pédagogiques et administratives qui ont forcément limité ma production éditoriale et ralenti le nécessaire développement de mon dossier scientifique. Et puis, le sempiternel argument des comités de sélection, « celui-là, il a déjà un poste dans le supérieur » continue à voir privilégier ceux qui sont encore dans le secondaire, ou risqueraient de s’y retrouver après avoir épuisé toutes les possibilités légales d’y échapper.
Mon expérience me conduit donc à dire qu’un poste de Prag n’est pas forcément l’enfer décrit par certains. Nous connaissons tous, évidemment, des collègues – et ils sont légion – pour qui le passage à ce statut s’est révélé, in fine, un mauvais choix. Mais j’en connais d’autres, Prag ou Prce, qui y ont trouvé de réelles opportunités. Je sais que je peux paraître pour bien des raisons plutôt privilégié et que mon cas n’est pas transposable, loin de là, à l’ensemble des collègues Prag/Prce – je serais d’ailleurs curieux de savoir la proportion de ceux qui sont contents de leur poste, et de ceux qui ne le sont pas. À ceux en tout cas qui hésitent encore à se tourner vers ce métier, je crois qu’il faut conseiller de le faire, mais surtout, surtout, de ne pas le faire au mauvais endroit – dans la mesure des possibilités de choix évidemment. Le tout étant de savoir si l’on veut, à tout prix, une place au soleil, loin des affres de l’enseignement secondaire, au risque de se retrouver piégé dans des postes aux intitulés certes plus valorisants, mais sans reconnaissance de ses pairs immédiats, ni réelle perspective d’avenir.
Ce billet nous est proposé par "un Prag heureux". Ce témoignage est arrivé dans la boite rachel.gliese581e@yahoo.fr et publié ici avec l’aimable autorisation de l’auteur.


47 commentaires
Comments feed for this article
27 février 2013 à 11:49
FBLR
Merci beaucoup à l’auteur pour son témoignage, en espérant qu’il viendra contribuer par ici de temps à autre.
27 février 2013 à 13:08
Rachel
Je m’associe aux remerciements, ce billet fait du bien dans une période un peu déprimante. Il contient certains éléments clés pour lesquels l’université (en général) pourrait se questionner : département de taille raisonnable, équipes pédagogiques et missions bien identifiées.
3 mars 2013 à 21:52
Rachel
Deux commentaires seulement sur ce magnifique billet … rien à dire, le bonheur à l’université ça ne paye pas …
3 mars 2013 à 22:03
FBLR
@Rachel
C’est dommage, j’aurais bien aimé que les profs de CPGE, qui forment le principal vivier potentiel de prags en université (à l’avenir), viennent discuter autour de ce témoignage pour une fois que celui-ci s’avère -globalement- positif.
5 mars 2013 à 08:35
marianne
Effectivement prag ca peut etre un tres chouette boulot
Sur ce blog on parle essentiellement fac et recherche mais il y a plein de gens qui estiment que leur epanouissement personnel est ailleurs qu au boulot
Dans ce cas je pense que prag c est un bon plan
C est pas trop prenant, on a pas mal de temps de libre et en general le contact avec les etudiants est agreable
D ailleurs les prag heureux que j ai connus etaient des gens qui auraient eu la possibilite d etre mcf mais que ca n interessait pas plus que ca car ils ne voulaient pas faire de recherche mais faire d autres trucs : passer plus de temps avec leurs enfants, faire de la peinture, ecrire des romans policiers et j en passe! Ou aussi avoir un deuxieme boulot a cote et gagner pendant un temps plein de fric pour s acheter une baraque
Prag peut etre largement plus remunerateur qu EC
Il n y a bien sur pas de modele universel ni de conception du travail unique
La seule chose qui me choque est la non porosite entre les statuts et qu il soit tres complique de changer en cours de route
C est sans doute bien francais : le diplome qu on a a vingt ans determine toute lavie et ca c est bien dommage!
5 mars 2013 à 20:25
francois Pelamourgues
Dans ce cas, autant etre MCF, si tu ne cherches plus, tu as deux fois moins de boulot qu un PRAG. Rappellons que beaucoup de MCFs ne cherchent pas ou plus, et la ca fait plus que 2 demi journées de taf par semaine…
5 mars 2013 à 20:48
marianne
C est vrai mais c est un peu de l escroquerie…
En plus suivant les endroits pour compenser on refile aux mcf non publiants de l administratif ce qui est ultra chiant et souvent prise de tete ( beaucoup plus que deux demi journees par semaine car chaque tache administrative est accompagnee de sa dose d emmrrdeurs)
Tandis que si t es prag et que tu fais tes 400h on ne peut pas t obliger a faire un truc en plus
6 mars 2013 à 17:19
Les régions qui investissent dans la recherche et le développement | Le blog de l'Iffres
[...] Un PRAG heureux (ou presque) [...]
8 mars 2013 à 19:11
Astronaute en transit
C’est tout à fait vrai que de bons témoignages sont intéressants à lire. Travailler à l’université est un métier qui, j’en suis persuadé, est personnellement enrichissant, et cela l’est mieux lorsque cela peut se faire dans de bonnes conditions, avec un entourage et un encadrement bienveillants. Tant mieux pour ceux qui réussissent, même si le contraste à leurs situations peut rendre l’échec d’autant plus amer.
Engagé dans une reconversion professionnelle, je ferais volontiers part de mes réflexions et peut-être des personnes avec des expériences similaires trouveront ces échanges tout aussi intéressants.
8 mars 2013 à 20:14
marianne
On vous souhaite bonne chance en tous cas…
L esr est un univers assez dur et pas simple quand on galere…
8 mars 2013 à 22:00
étudiant inquiet
Je ne sais pas s’il s’agit d’une fonction recherchée, mais j’ai déjà vu un prag devenir directeur d’UFR. Ils semblent donc traités différemment selon les endroits ou les disciplines…
9 mars 2013 à 06:11
marianne
Ben c est pas recherche des masses directeur d ufr…chez nous celui qui a ete designe est celui qui a couru le moins vite pour refuser
Cela s explique
1) quasiment aucune reconnaissance et aucun pouvoir par rapport au CA de l universute
2) seul interet pour un PR passer PR1. Pour un prag interet quasi nul sauf la hors classe
3) comme d hab dans ce genre de fonction un paquet d emmerdes puis qu on doit gerer tous les emmerdeurs
4) pour un EC on tue sa recherche durant quatre anq
Bref pour resumer seul un gars voulant une promo va vouloir le job. Suffit qu il n y en ait pas en EC et ce sera un prag
9 mars 2013 à 06:16
marianne
Les prags sont bien sur traites differement suivant les lieux mais le point commun est qu il n y a pas de perspectives de carriere prevue pour un prag a part la hors classe
Certains s en portent tres bien mais en general il n y a pas de reel interet pour un prag a s investir dans le boulot et pas de possibilite d evoluer
C est un chouette job quand on pense que la vraie vie est ailleurs qu au travail
9 mars 2013 à 12:01
Dan- visseur vieux jeu
Malgré la sympathie que je cherche à développer pour les universitaires, cela me fait un peu mal de lire que PRAG c’est un chouette boulot parce qu’on peut avoir un deuxième boulot à côté , ou plein de temps libre…C’est sans doute l’avenir des organisations humaines, mais quand c’est la collectivité qui paye, cela surprend. ( un poste, ce n’est pas seulement un salaire net, c’est des charges , un bureau et des m², des coûts de fonctionnement…)
Sans doute suis-je un peu vieux jeu.
9 mars 2013 à 13:25
marianne
Ben en tant que prag on n a pas vraiment de possibilites d evoluer et en general on enseigne en L1-L2. C’est donc assez vite tres routinier. Et donc tres vite et tres naturellement les gens ont d’autres activites a cote
Ca peut etre des heures sup, de l administratif mais aussi tout autre chose
Il faut souligner quand meme qu’en regard du cursus un prag est assez mal paye (par rapport a un ingenieur par exemple et bon nombre de prags de maths ont agreg maths+ diplome d’inge)
Il faut donc bien que le boulot ait des avantages. Si ce n’est pas dans le travail c’est dans la qualite de vie
9 mars 2013 à 20:33
Gueux
@Dan : Bien d’accord avec vous.
@marianne : Pourriez vous expliquer en quoi un agrégé qui enseigne à l’université (PRAG donc) a moins de perspectives de carrière qu’un agrégé qui enseigne en lycée.
9 mars 2013 à 21:22
marianne
Un prag n’est pas en contact avec l’inspection generale et ne peut pas passer en cpge (donc pas chaire superieure)
De maniere generale il n’y a pas d’evolution de carriere prevue pour un prag
9 mars 2013 à 21:29
marianne
Un agrege de lycee peut passer proviseur ou inspecteur (je connais pas bien le systeme neanmoins). Sur le papier c’est sans doute possible pour un prag mais a mon avis impossible si on est loin du systeme lycee
De maniere generale c’est a mon avis plus un feeling quand on est prag on a le sentiment que le systeme universitaire n’a pas prevu les prag et que pour progresser il faut etre EC
Et aux postes vraiment important il n’ y a aucun prags
En lycee c’est l’inverse tous les postes cles sont occupes par des agreges
9 mars 2013 à 21:40
marianne
En fait ca arrive par exemple qu’un prag soit directeur d’IUT mais ca complique de facto la situation de sa composante puisque cela l’exclut de certains conseils et qu’il ne peut etre d’aucun recrutement d’EC
Ca affaiblit donc sa composante et personne n’ a interet a avoir un prag a sa tete. De ce fait les perspectives de carriere d’un prag sont tres vite limitees par son statut qui est tres handicapant en contexte universitaire…
C’est d’ailleurs aussi un peu vrai pour un MCF mais il y a la possibilite de passer hors classe.
9 mars 2013 à 21:43
marianne
Bien sur pour un agrege en lycee qui souhaite evoluer la situation est tres differente…A certains niveaux c’est sans doute handicapant de ne pas etre normalien mais sur le plan du statut tout est ouvert
9 mars 2013 à 21:55
Gueux
marianne, merci pour ces éclaircissements. Ils permettent, s’il en était besoin, d’illustrer le génie français pour créer des castes.
9 mars 2013 à 22:48
Rachel
Si j’ai bien suivi, les PRAG sont apparus à l’université suite à la grande massification, soit il y a plus de 20 ans. C’est quand même un peu curieux que depuis l’université ne soit pas parvenue à bonne intégration de ces personnels (donc y compris dans ses statuts). Mais c’est vrai aussi qu’une caractéristique des castes, c’est de se perpétrer sur des générations …
9 mars 2013 à 23:28
FBLR
@Rachel
Etes-vous sûre que les PRAG datent d’il y a seulement 20 ans ? Dans les bios d’anciens archicubes, je ne cesse de lire que le passage de l’agrégation permettait, pour ceux parmi les mieux classés d’obtenir un poste à l’université (du type "assistant de recherche", ou autre). Je pense à des bios de personnes racontant leurs jeunes années de recherche des années 1890, 1910 à 1950 (Lebesgue, Weil, ou Serre…)
Peut-être une spécificité des mathématiques ? (dont je connais le mieux le fonctionnement…)
10 mars 2013 à 09:07
Georges Henry
Le Prag directeur d’IUT est un pur scandale. Il doit enseigner 384 heures. Il est entouré de personnes qui doivent enseigner entre 128 et 192 heures par an (et encore..), Sur ces personnes, entre 15% et 40% font de la recherche, le reste s’occupe de la maison de campagne ou d’heures supplémentaires -un comble ici. Le système universitaire a besoin d’une révolution, pas des réformes nouille conséquences des Assises.
10 mars 2013 à 09:31
Gueux
@Georges Henry. J’ai dans mon équipe de jeunes MDC qui font plus de 300h/an, non par choix mais par obligation à cause d’un sous-encadrement. De plus, ils gèrent leur département et font de la recherche, ainsi que la bureaucratie qui va avec (demandes de financement). Un PRAG directeur d’IUT n’est un scandale qu’en comparaison des parasites du système. Par rapport rapport à un EC qui bosse, et il y en a, je ne vois pas où est le scandale, au contraire.
10 mars 2013 à 10:19
PR27
Le scandale du directeur d’IUT à 384h est un scandale d’abord local : son président d’université lui a t-il expliqué que légalement, il ne pouvait lui donner aucune décharge horaire ? Le point à éclaircir me semble d’abord être celui-là.
10 mars 2013 à 10:42
Rachel
@Gueux, l’obligation de service pour un EC, c’est 192h. Je peux comprendre que pour des raisons d’ajustement on puisse faire quelques heures à quelques dizaines d’heures en plus, mais une centaine d’heures me parait démesuré. On n’est pas « obligé » de faire des heures sup.
@Georges Henry, je ne vois pas trop en quoi un PRAG directeur d’IUT est un pur scandale. Après tout, les IUT sont des sortes de lycées de l’enseignement supérieur, dont la mission est de former des jeunes à bac+2 en vue d’une insertion pro directe.
10 mars 2013 à 10:57
Astronaute en transit
J’ai du mal à voir où se situe le problème: on est en présence de gens qui sont manifestement heureux du boulot qu’ils font, et sont apparemment assez appréciés pour ce qu’ils font… et en plus à l’abri du chômage!
Ces histoires de statut, qui a le droit de faire quoi pour tel engagement et patati et patata, il semble qu’on y revienne toujours!
10 mars 2013 à 11:07
Gueux
@Rachel: Bien sur que statutairement ils n’y sont pas oblige. Mais s’ils ne font pas les cours, qui va les faire ? On ne peut qu’en meme pas leur reprocher de faire preuve de conscience professionelle. J’ajoute que la fonction publique a le don d’ecoeurer ces gens la. Comment s’etonner qu’apres quelques annees ils jouent au plus con avec le systeme ?
@Astonaute: En France, le status, le diplome, la caste sont tout (et pas uniquement dans la fonction publique). Peu importe le travail et les resultats produits. Il n’est donc pas surprenant que les gens se battent la dessus.
10 mars 2013 à 11:33
marianne
Les prags chef de departement ou de composantes que je connais sont bien sur decharges soit a 192h soit a 256h
C’est quand meme beaucoup vu que la fonction est tres prenante et vu qu’un EC qui fait la meme chose ne fait pas de rechherche (impossible) et emarge a 128 ou 96h
10 mars 2013 à 11:38
Astronaute en transit
@ Gueux: je suis bien d’accord avec vous, et c’est pour m’être cassé les dents sur cette réalité que j’ai décidé de m’en aller, pas forcément vers des cieux plus cléments, mais tout simplement d’une mentalité différente. Quand à dire que les gens "se battent", entendons nous bien: ces fameux combats ne sont que dénonciations réciproques éculées et répétitives, mais depuis le temps, il est tout de même curieux qu’on ne voie venir aucun camp victorieux, au contraire, on se complaît dans l’immobilisme le plus taré.
10 mars 2013 à 11:40
marianne
C’est tres difficile de donner une place aux prags en fac
1) en IUT du moind dans certains la recherche on s’en fout. Donc effectivement un prag peut monter et devenir directeur d’IUT
2) une fois arrive a la fac le dit prag arrive dans un environnement ou seule la recherche compte. Le contraste est donc tres difficile a gerer et le dit prag se retrouve sans aucun poids face aux profs
3) de maniere generale en fac le statut a beaucoup plus de poids qu’en IUT. Un mdc qui souhaite progresser ne s’engueulera pas avec un prof car il peut le retrouver dans un comite….un prag n’a pas de possibilitd de promo donc s’opposera potentiellement beaucoup plus facilement. Par contre en fac personne ne le suivra
4) du fait qu’il ne peut pas etre dans plein de conseils il sera oblige d’agir par personnes interposes ce qui l’affaiblira beaucoup
10 mars 2013 à 11:45
marianne
Pzr ailleurs les conseils sont composes avec bcp de profs, moyennemant de mcf et une poignee de prags
Comme par ailleurs il y a deux fois moins de Pr que de mcf et autant de PR que de prag et bien la proportion de prag dans les conseils est bien sur infime par rapport a celle des PR et dans une moindre mesure par rapport aux mcfs
Il y a plus d’elus etdiants que de prags aux CA
Et dans les assises ou les projets des ministres le mot prag n’est quasiment pas prononce
C’est ce que je veux dire quand je dis que les prags ne sont pas prevus dans l’ESR
10 mars 2013 à 12:08
Gueux
@ Astronaute : Je comprend très bien ce que "se battre" veut dire. On sait bien qu’en France on a la théorie du discours égalitariste, et la pratique qui consiste à tout faire pour accéder aux privilèges, voire d’en créer s’ils n’existent pas.
D’ailleurs, pour en revenir au prags, j’entend quelquefois certains se plaindre que les MDC sont payés pareil et font moins d’heures qu’eux, mais je n’en ai jamais entendu se plaindre de gagner plus et de faire moins d’heures qu’en prof certifié. On retrouve cette mentalité dans toutes les castes (par exemple, MDC/PR vs CR/DR).
10 mars 2013 à 12:11
marianne
Ben c’est pas typique aux prags. Vous en connaissez beaucoup des gens qui se plaignent d’etre trop payes….
10 mars 2013 à 12:13
marianne
Et par ailleurs le probleme se pose vis a vis des mcfs non publiants et ce principalement car ils ne font pas leur travail (ce qui me choque toujours autant…)
10 mars 2013 à 12:17
Gueux
@marianne : non, ce n’est pas typique au prags. Relisez ma dernière phrase.
10 mars 2013 à 12:25
MCF-61-HDR-Publiant-à-vie
@mariane "impossible" …
"Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait"
Bref ceci pour dire que j’en connais qui le font sans décharge d’enseignement.
10 mars 2013 à 13:33
FBLR
@Gueux
Dans le supérieur les PRAG font le même nombre d’heures que les PRCE :-)
15 mars 2013 à 19:32
pragdegoute
Prag.. piege à cons
15 mars 2013 à 21:00
FBLR
@pragdegoute
Comme vous allez fort !
19 mars 2013 à 22:38
pragdegoute
Zan Peu Plu d’être PrAg.
J’attends avec impatience le ministre qui aura le courage de mettre fin à nos souffrances.
19 mars 2013 à 23:01
FBLR
@pragdegoute
En vous renvoyant enseigner au lycée ? N’oublions pas que le scalp des PRAG est régulièrement demandé par les EC en poste…
21 mars 2013 à 14:48
pragdegoute
Je pensais plutôt à une euthanasie collective des PRAG.
3 mai 2013 à 17:20
Gaëlle
Bonjour,
je suis agrégée, en poste en collège, et j’ai postulé pour être PRAG à la rentrée prochaine. Je voulais savoir comment cela se passera dans le cas où je serais prise, étant donné qu’en parallèle j’ai aussi participé au mouvement intra-académique. Merci.
3 mai 2013 à 22:40
marianne
Le mouvement prag est prioritaire
C’est ce qui explique le calendrier d’ailleurs puisqu’on est affecté en prag avant de l’être dans le second degré
Il existe un syndicat prag qui est en général assez calé sur tous ces points c’est le sages vous pouvez les appeler
19 mai 2013 à 21:29
Leno
Bonjour, je voudrais savoir si on peut facilement revenir dans le Secondaire après avoir été PRAG ? Merci de vos éclaircissements.