On nous le répète assez souvent, notre monde est maintenant mondialisé. Dans ce contexte nouveau, on peut être tenté d’adopter un langage commun pour faciliter la communication. Pour la recherche (en science « dure »), ça fait longtemps que c’est déjà le cas, l’anglais est la norme (ou plutôt une sorte de globish technico-scientifique). Toujours dans ce contexte mondialisé, on ne peut s’empêcher de faire des classements internationaux des formations supérieures. Sur Gaïa, on adore en discuter et se chamailler à ce sujet, c’est bonheur toujours renouvelé. On peut toujours les critiquer, dire que c’est n’importe quoi, mais le problème c’est qu’ils sont là et toutes les études montrent qu’ils ont un impact fort sur les étudiants. La grande bataille mondiale des formations supérieure a commencé avec le classement de Shanghai …

Pas plus tard qu’hier, un commentateur écrivait dans le fil précédent : « Il est clair que l’attractivité principale (éventuellement non avouée) de l’enseignement supérieur américain et britannique est l’apprentissage de l’anglais, l’immersion dans un monde anglo-saxon aujourd’hui dominant et l’obtention d’un diplôme reconnu hors de France (donnant accès à un puissant réseau mondial d’anciens) ». C’est vrai que dans ce contexte mondialisé, maîtriser l’anglais est un atout indéniable. D’ailleurs on discute beaucoup de cela dans les universités, à défaut d’avoir vraiment franchi le pas (mais certains cours commencent à se faire en anglais …).

L’Ecole Polytechnique de Milan a décidé de franchir la ligne. Ses « graduate courses » (masters) seront faits en anglais à partir de 2014. Les raisons ?  » The waters of globalisation are rising around higher education – and the university believes that if it remains Italian-speaking it risks isolation and will be unable to compete as an international institution.” […] “Italy might have been the cradle of the last great global language – Latin – but now this university is planning to adopt English as the new common language” (Source de l’information ici, bbc news). Le but est clairement d’attirer les étudiants étrangers. Pour parvenir à cet objectif, les profs italiens vont suivent des cours intensifs d’anglais et il est prévu de recruter des native English speakers (source ici).

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