« Je suis actuellement étudiant en licence Sciences de l’Ingénieur, à la nouvellement fusionnée académie d’Aix-Marseille. Je viens de valider la licence, je rentre donc dans le second cycle.
Je vais vous exposer ici mon choix cornélien qui s’annonce d’ici peu de temps parce qu’il correspond à une vision de la problématique que vous posez au travers de votre blog: le choix de l’école d’ingénieur ou de l’université.
Juste après mon bac, je suis entré dans une classe préparatoire PCSI. Très intéressant, très difficile, j’en suis ressorti plein de doutes: en effet, bien que mon année ait été validée, les professeurs m’ont fortement conseillé de :
- changer de lycée pour poursuivre dans une prépa moins cotée et espérer accrocher une école d’ingénieur de niveau inférieur
- quitter le cycle préparatoire
Étant un peu assommé par cette annonce, je décide de quitter le monde préparatoire. En étant déçu: parce que tous les élèves de prépa vous le diront, nous sommes un peu victimes du Syndrome de Stockholm. La classe préparatoire est notre ravisseur, il nous fait violence, nous détruit un peu socialement ou intellectuellement (cela dépend des gens), mais les étudiants ne veulent pas partir sans leur école. Donc je suis parti, et j’ai rejoint une licence 2.
Et maintenant, j’en suis à un choix que je n’avais jamais espéré: partir à Supmeca, école d’ingénieur assez bien cotée dans le domaine de la mécanique, ou rejoindre un master en biomécanique de réputation internationale, en anglais, à Paris, cohabilité avec les Arts et Métiers, approuvé ParisTech. Un gage d’excellence, sur un domaine quasiment inexistant en France: un secteur d’évolution formidable. Au passage, belle reprise d’un étudiant que les profs de prépa disaient "Foutu, nul, incapable". Et peut être je vais accéder à l’ENS Cachan ou Centrale: j’aimerais leur envoyer la lettre d’admission …
Mais voila, les professeurs de classe préparatoire ont bien fait leur boulot: j’ai peur d’aller en master. Pourquoi ? Parce qu’on m’a ancré dans la tête le fait qu’un master ne vaut rien face à un diplôme d’ingénieur; que l’université à la Française est perdue, que seule l’école d’ingénieur nous offre la rédemption que l’on mérite.
Et cette problématique est la clé qui ronge notre système d’enseignement supérieur. La dualité université/école d’ingénieur, master/diplôme d’ingénieur, … est contre-productive, cela est évident. Mais surtout, elle amène de pauvres étudiants comme moi à douter de leur avenir. Dois-je faire quelque chose de probablement plus intellectuellement enrichissant et surprenant (ce master en biomécanique), mais risqué, ou dois-je choisir la sécurité avec le diplôme d’ingénieur ?
Ensuite, il faut comprendre qu’un ingénieur va travailler immédiatement après son diplôme. En choisissant le master, il est fort probable que je continue sur une thèse. Et la, seconde désillusion: la situation des enseignants-chercheurs en France. Je ne m’attarde pas dessus, la situation est évidente.
Sur certains points, je comprends les professeurs de prépa: en nous orientant sur une école d’ingénieur, ils essaient de nous protéger en nous assurant un diplôme efficace. Mais les étudiants pur université ne sont peut-être pas au courant de cette réalité. Mais moi qui ai connu les deux mondes, que dois-je penser ?
J’ai l’impression qu’un choix qui se devait heureux au départ n’en est plus devenu un. Je ne choisis pas là ou j’aimerais être, quel domaine je souhaiterais travailler, étudier, découvrir; mais je pèse le pour et le contre: il y a bien une prise de risque avec le master. Si on veut évoluer sur des métiers "intellectuels", qui commencent par une thèse: il faut prendre un risque.
J’espère que mon avis et ma situation va nourrir vos critiques et vous apporter plus d’informations. Bien entendu, mon cas est assez rare, et cette problématique qu’est la mienne ne devrait pas se poser si je savais d’avance si je terminais mes études en bac+5 ou +8. Mais je ne sais pas: je ne suis qu’un étudiant heureux des choix qu’il a, et heureux d’apprendre toujours plus."
Source: Message reçu dans la boite Gaïa (rachel.gliese581e@yahoo.fr), publié ici avec l’accord de l’auteur.


37 commentaires
Comments feed for this article
13 juin 2012 à 19:12
Rachel
Merci pour ce billet. C’est très intéressant d’avoir un éclairage coté étudiant. Juste une précision: si vous intégrez une école d’ingénieur, ça serait en quelle année du cycle d’ingénieur ?
13 juin 2012 à 19:47
Robin Ryder
C’est toujours rafraichissant d’avoir un témoignage qui montre qu’un échec en prépa n’est pas la fin du monde.
Mais je ne suis pas d’accord que la dualité université/grandes écoles soit à l’origine des questions que se pose cet étudiant ("cette problématique est la clé qui ronge notre système d’enseignement supérieur"). Les mêmes questions se posent à des étudiants qui doivent choisir entre 2 masters (ou entre 2 filières en grande école) : faut-il suivre un master finance avec emploi dans la banque garanti, ou un master recherche novateur, moins connu mais plus intéressant ?
Oui, les choix d’orientation peuvent être très difficiles, mais ce n’est pas la faute au système français.
13 juin 2012 à 19:58
étudiant inquiet
Je pense que la situation de cet autre étudiant inquiet est plutôt enviable : un "master + biomécanique + réputation internationale + en anglais + à Paris + cohabilité avec les Arts et Métiers + approuvé ParisTech" me semble plutôt excellent comparé à un master – histoire – fac de province – pas de réputation internationale – en français – pas de cohabilitation avec une GE.
Ça pourrait être pire (je me demande même s’il existe quelque chose de mieux?)…
13 juin 2012 à 20:08
PR27
sur master vs. ingénieurs, en particulier s’il n’y a pas de diplôme de d’ingé "super génial avec le monopole sur le créneau", je suppose que les employeurs de compétences du master bioméca savent que c’est le bon vivier. Dans ma province pluvieuse, je n’ai pas l’impression que les employeurs sont si bornés, si caricaturaux, si pressés à l’examen des CV.
Quant à la thèse, c’est une question qui me semble distincte….
13 juin 2012 à 20:57
Jordan
Bonsoir,
je suis l’étudiant qui ait envoyé ce message au webmaster du site, afin que vous commentiez la situation qui était la mienne pour m’aider à m’orienter dans mon choix.
@ Rachel: je rentrerai en première année du cycle ingénieur. En effet, pour toutes admissions hors prépa et L2 (qui correspond aux 2 années de prépa), on "perd" une année.
@ Robin Ryder: en effet, ce choix n’est pas tellement la faute au système français, mais l’interprétation que j’en ai en est la faute. En prépa on nous lave considérablement le cerveau en indiquant clairement que l’avenir c’est l’école d’ingénieur, …
Quand ce sont des agrégés bourrés de compétences (et qui sont nos tortionnaires) qui le disent, on veut les croire …
J’en sors amoindri de cette année de prépa: pendant mes deux années de licence je n’ai pas eu véritablement confiance en mon université, en ma licence. Mes résultats me montrent que j’ai eu tort :)
@ Etudiant inquiet: je me plains pas de ma situation :) Mais la situation est surtout déplaisante au niveau du choix ingénieur ou non. Cette problématique n’existe visiblement que dans ce domaine, puisque que ce soit dans une école de commerce ou une faculté, le titre est le même à la fin: ce n’est pas le cas des écoles d’ingénieurs et des entreprises …
@PR27: Cela est vrai. Mais je suis un étudiant un peu niais (ou trop heureux): j’aime tout ce que je fais en mécanique, et s’ouvrir sur des perspetives de biomécanique, très prometteuses avec les prothèses et implants, est une ouverture phénoménale. Mais je ne serais pas ingénieur … :)
13 juin 2012 à 21:46
Rachel
Je crois que le texte de Jordan ne se limite pas à un simple problème personnel d’orientation entre deux spécialités différentes. Il se questionne aussi sur deux cursus qui ont des modèles de formation différents et des réputations de diplôme différentes. Il aborde aussi la perception qu’ont les prof de prépas sur l’université, etc …
Je suis d’accord avec PR27, la thèse est une autre question. Un master de biomécanique doit certainement préserver les deux possibilités (entreprise ou labo de recherche dans le cadre d’une thèse). On peut tout aussi bien faire une thèse après un diplome d’ingé. Faut gommer cette question, vous verrez plus tard.
13 juin 2012 à 21:55
étudiant inquiet
Donc le mot "ingénieur" est le plus important dans une formation, bien plus que les compétences ou même que l’affiliation à Paristech. Cette importance est certainement due à l’homologation du titre d’ingénieur par la CTI et au processus plutôt rigoureux qui l’entoure, gage de sécurité pour les entreprises.
Peut-être faudrait-il étendre ce dispositif à l’ensemble des diplômes du Supérieur?
13 juin 2012 à 22:08
Jordan
Oui, cela n’est pas un choix mécanique traditionnelle ou biomécanique, puisque les deux sont passionnants. C’est tout mon passé d’étudiant dans le supérieur qui m’influence ce choix, parce que je suis réceptif aux avis des uns et des autres, aux critiques fait à un métier ou à l’autre, …
Les facultés ne parlent pas des écoles d’ingénieurs aux étudiants; les prépa ne parlent pas des facultés aux étudiants. Ce manque de communication montre une certaine incohérence dans le milieu scientifique supérieur, que je trouve regrettable.
La question de la thèse effectivement peut être inutile ici, puisque les deux cas sont réalisables.
@Etudiant inquiet: Pas le mot ingénieur, mais la formation qui l’entoure, certifiée effectivement par la CTI, plait aux entreprises. Au point que les entreprises ont des grilles de salaires basées sur ces écoles dans beaucoup de cas, c’est dire de la confiance qu’ils leurs apportent !
Je pense aussi qu’il y’a une méfiance des entreprises vis à vis du diplôme même. Quand je sais qu’en licence (bon, c’est la licence hein !), j’ai souvent été largement surnoté, ou alors noté de façon pitoyable (contrôles continus faits en groupe, en parlant avec le prof, et contrôle final noté à la tête de l’étudiant), bon … Au niveau master à mon avis c’est nettement plus régulé, mais c’est la réputation de l’université qui va jouer un rôle aussi peut être ?
13 juin 2012 à 22:21
PR27
@etudiant : c’est (notamment) pour ça qu’il y a des évals AERES publiquement publiées : (1) pour qu’il y ait une info pour les candidats (2) pour couper par avance l’herbe sous le pied des officines de classements qui aurait publié des classements + ou – foireux sur les masters, sur des bases déclarativotraffiquées. Homologation par la CTI… mais le ministère peut refuser des ouvertures de master lors des soumissions de docs quadriennaux (d’ailleurs CTI et quad sont maintenant alignés). Le MESR pour aussi habiliter pour 2 ans et demander des comptes sur une liste de critères qui l’inquiètent, avant de réhabiliter pour plus longtemps s’il est finalement satisfait. La CTI fait depuis longtemps comme ça : des listes de points à améliorer, qui s’ils sont fâcheux, sont assortis d’un point d’éval intermédiaire avec remontage de bretelles.
13 juin 2012 à 22:43
Rachel
@Jordan, les masters n’ont pas mauvaise réputation et le taux d’insertion pro est excellent. Si l’université a des problèmes, c’est avec le premier cycle.
Dans votre message initial (dans ma boite mail), vous aviez titré votre message par la « problématique de la prise de risque » (et j’ai finalement opté pour « choix cornélien »). Si je comprends bien vous considérez que le master biomécanique présente une prise de risque alors qu’une école d’ingé en spécialité mécanique serait moins risquée pour votre avenir professionnel. Est-ce que ça veut dire aussi qu’intuitivement, sans prendre en compte les aspects de « pression sociale » vous pencheriez plutôt pour le master biomécanique ?
Je ne comprends pas tellement votre paragraphe sur la situation des enseignants chercheurs en France. Est-ce que ça vous semble une situation peu enviable ? Ou est-ce que ça vous semble une voie trop difficile ?
@PR27, la CTI fait ses examens des formations, publie également ses évaluations et ça n’empêche pas que chaque année c’est la grosse fièvre autour des classements d’écoles d’ingé. Ca n’empêche en rien que c’est un critère déterminant pour le choix des étudiants.
13 juin 2012 à 22:51
Jordan
@Rachel Effectivement. Sans prendre en compte l’aspect "pression sociale, recherche d’emploi, premier salaire", je penche vers le master biomécanique. Mais nous sommes dans une période qui semble délicate pour tout le monde, entreprises et milieu de la recherche. Sauf que les écoles d’ingénieurs promettent encore une certaine sécurité. Et on veut bien les croire: il y’a encore du boulot de disponible pour les ingénieurs.
Oui je pense que la situation des enseignants chercheurs en France n’incite vraiment pas à poursuivre dans cette voie…
13 juin 2012 à 23:01
Dan-visseur sur la passerelle
On peut voir les choses comme ceci : le système propose des choix adaptés au tempérament et au niveau et les étudiants serieux peuvent trouver école à leur pied. Le choix n’a n ‘a pas grand chose à voir avec la prépa mais beaucoup avec la prise de risque et la vocation – école d’ingénieurs ou pas. On peut aussi penser que l’année de prépa à permis de survivre en licence en donnant des méthodes et l’habitude du travail mais ce n’est qu’une hypothèse. La dualité n’est pas contre productive : elle reflète la complexité du monde réel ou les choix existent , et où il n’y a pas comme à l’armée autrefois "je ne veux voir qu’une seule tête"
13 juin 2012 à 23:20
Rachel
@Jordan, vous pouvez aussi faire une école d’ingénieurs en mécanique et trouver ensuite un job en biomécanique. A mon sens, tout reste ouvert, ce n’est qu’une question de motivation et de prestation devant les recruteurs (qu’on soit ingénieur ou titulaire d’un master).
En général, les formations d’ingénieur sont plus généralistes (dans la spécialité, on se comprend) alors que les masters présentent une spécialité souvent plus pointue et un volet recherche plus développé.
@Dan, mon visseur caléidoscope, ça n’a pas été trop dur de vous retenir de commenter mon billet sur « la faillite des ingénieurs » ?
13 juin 2012 à 23:32
Jordan
@Rachel Voila un des problèmes ! Finalement, si on peut tout faire à partir d’une école d’ingénieur, pourquoi aller en master ? :)
13 juin 2012 à 23:40
Rachel
@Jordan, exactement ! si on peut tout faire à partir d’un master, pourquoi alors aller dans une école d’ingénieur ? (et perdre un an au passage).
13 juin 2012 à 23:52
FBLR
Je note que sont rendus équivalentes 2 années de prépas avec 3 années d’université: Voilà ce qui devrait être généralisé pour le premier cycle :-)
D’ailleurs faire prépa puis université est une bien meilleure méthode pour entrer en école d’ingé voire en ENS, quitte à faire 7/2 (5/2 + une L3). L’admission sur titre est finalement assez peu connue, et les concours parallèles d’un niveau bien inférieur au recrutement sur le concours "tout-venant".
14 juin 2012 à 07:00
Sébastien
Le coeur du billet, me semble-t-il, ce n’est pas tant la réalité de la qualité des différentes formations ("Les Master n’ont pas mauvais réputation"), mais plutôt la perception qu’en ont différents acteurs : profs de prépa, universitaires, étudiants et, bien sûr, recruteurs d’entreprises.
Que les perceptions des profs de prépa et des universitaires divergent est compréhensible, ne serait-ce que par intérêt et par tropisme (idéologie ?).
Qu’ils influencent leurs étudiants est évident (moi-même, je déconseille toujours à mes petits IUT de continuer dans la sous école de commerce privée du coin quand ils peuvent faire une bonne Licence ou Licence Pro, alors que les étudiants de cette boite privée sont pour la plupart contents du contenu et trouvent, eux aussi, du boulot à la sortie…).
Mais le plus important, finalement, c’est bien la perception des recruteurs, qui, à ce que j’en vois, sans souvent aussi paumés que Jordan pour évaluer telle ou telle formation. Et je crois qu’ils se partagent entre deux stratégies : (1) moindre prise de risque en recrutant un étudiant de grande école (comme lorsqu’un directeur des achats achetait en priorité IBM pour éviter de se faire taper sur les doigts en cas de panne, puisque tous les concurrents font de même), ou (2) évaluation du potentiel des candidats et de l’adéquation avec les besoins, réalisée totalement (ou quasiment)indépendamment du diplôme.
Cette seconde façon de faire serait préférable, mais c’est la première qui me semble la plus courante. C’est pourquoi vous allez choisir l’école d’ingénieur (ou, mieux, l’ENS de Cachan) ! :)
14 juin 2012 à 07:54
PR27
Un des bons ingrédients pour aider à traiter la question de la perception master/ingénieur par les employeurs est d’investir de l’énergie dans les indicateurs de suivi post-diplôme des étudiants. Je rejoins ici complètement le commentaire d’amigues sur l’autre fil. Si on sait que les étudiants se placent bien, qu’on a la liste de leurs employeurs, on peut aussi interroger oralement les employeurs sur leur perception de la question. De notre côté, on le fait assez systématiquement. Un constat récurrent est que les employeurs essaient diverses sources de diplômés en stage de fin d’études et se font une image des formations sur cette base.
14 juin 2012 à 08:44
Jordan
@ Sébastien: oui, c’est aussi une des questions qui sont sous-entendues: les perceptions des formations des différents acteurs, et le manque de lien entre ceux-ci.
Ah ! L’ENS de Cachan j’ai la réponse demain midi, et je n’ai aucune certitude quand à un echec ou une réussite d’admission :)
Il faut savoir que le raisonnement que vous tenez est exactement celui qui me fait pencher sur une école d’ingénieur. Mais de l’autre côté, il ne faut pas oublier que ce master à de nombreux avantages qui me rassurent un peu sur la recherche d’emploi et de débouchés (en anglais, excellente réputation, ParisTech, cohabilité ENSAM).
Si c’était un simple master, comme celui qui est la suite logique de ma licence à Marseille (Conception mécanique), je n’aurais pas hésité, je serais déjà en train de m’inscrire dans l’école. Mais la, il faut bien voir qu’il y’a un bel enjeu :=)
14 juin 2012 à 08:53
Gueux
@Jordan, j’ai une expérience similaire à la tienne. Ta perception de la situation me semble très réaliste. Ton cas n’est pas rare.
- Si tu souhaites faire carrière en France, alors le choix de l’école s’impose. Dans ce pays d’essence monarchique aux habitudes féodales, le pedigree et le réseau sont tout, ils te suivront toute ta vie. Certes la situation évolue, mais trèèèsss lentement. Saches toutefois que, dans nombres d’entreprises, tu te heurtera à divers plafonds de verre dont le nombre et l’épaisseur dépend de ton école d’origine. L’intérêt de l’école n’est que le diplôme, l’ambiance scolaire et les élèves immatures étant difficiles à supporter.
- Si tu es prêt à faire carrière à l’étranger, au moins pour commencer, alors choisit le Master. L’enseignement et l’ambiance y seront plus agréable. A l’étranger, les pedigrees français n’ont aucun sens et ils ne sont donc pas un avantage. De plus, les conditions de travail y sont souvent bien plus agréables (beaucoup moins "presse-citron" qu’en France).
- La situation des enseignants chercheurs en France n’est pas si désastreuse en ce sens qu’il est relativement facile (par rapport à l’étranger) d’obtenir un poste permanent (quoique, là aussi, le pedigree et le réseau sont cruciaux). En revanche, le salaire et les conditions de travail…
14 juin 2012 à 09:32
MCF27
Fais ce qu’il te plaît ! Poursuit tes rêves !
Tu auras moins de regrets plus tard à te dire qu’au moins tu auras essayé ; sinon tu passeras ta vie à te demander ce qui se serait passé si tu avais osé faire le pas.
D’après tes remarques, le master de biomécanique t’attire beaucoup plus, alors fonce ! Bien sûr tu n’auras pas le sésame de l’école, bien sûr tu rateras des occasions parce qu’on ne voudra pas de toi ("ah non ! vous comprenez, nous ne prenons que des ingénieurs…"), bien sûr tu gagneras probablement moins bien ta vie…
Mais merde!, si même la jeunesse a des plans de carrière…
14 juin 2012 à 09:36
Dan- visseur pluraliste
Quand je sais qu’en licence (bon, c’est la licence hein !), j’ai souvent été largement surnoté, ou alors noté de façon pitoyable (contrôles continus faits en groupe, en parlant avec le prof, et contrôle final noté à la tête de l’étudiant), bon …
Nul n’a trouvé opportun de revenir sur les remarques que j’avais faites lors de la nème attaque contre les CPGE (l’idée de l’Anschluss par l’université sur les CPGE) . J’avais fait observer que rien n’empêchait la fac d’être attractive si elle le voulait, puisque les effectifs de licence scientifique sont réduits . Cela supposait de la rigueur et de l’exigence, du temps consacré aux étudiants, des DS et des colles sérieuses,de la sélection effective ( qui est possible dans les faits car les étudiants nuls comprendront assez facilement qu’on ne les accepte pas en licence de sciences) …
Le parcours intéressant de Jordan montre bien au contraire l’intérêt de deux systèmes complémentaires, avec des passerelles dans les deux sens, et les champs de progrès pour la fac, qui peut se réformer si elle le veut, pendant que chaque école d’ingénieurs, sous le contrôle de la CTI, poursuit son adaptation permanente .
14 juin 2012 à 11:13
François
Cher Jordan,
1 – Avant tout, choisissez la matière que vous préférez. Celle qui vous donne l’impression de vous adonner à un hobby et pas de travailler contraint et forcé. C’est là que vous excellerez.
2 – Vis-à-vis de future recruteurs, ne vous focalisez pas sur le titre d’ingénieur, en voie de banalisation. Un bon master a des chances de valoir au moins autant qu’un diplôme d’école moyenne (mais le nom de l’université où vous l’aurez obtenu aura peut-être de plus en plus d’importance). Le seul point qui peut vous faire hésiter est le diplôme d’une école de type Centrale (Paris, à la rigueur Lyon), en raison du réseau d’anciens élèves, bien utile en cas d’accident professionnel (qui arrivera au cours de leur vie professionnelle à la plupart des nouveaux diplômés travaillant dans le privé, quelles que soient leurs qualités).
3 – Ne négligez pas l’intérêt matériel de l’enseignement-recherche (l’intérêt intellectuel étant évident). Par rapport au privé, il est peu rémunéré pour les débutants, mais si on tient compte du nombre important de salariés d’entreprises qui connaissent des carrières chaotiques ou inintéressantes, en particulier après 40 ans, la différence diminue avec l’âge (ne pas oublier la retraite, qui maintenant dure longtemps, et pendant laquelle vous pouvez avoir besoin d’aider vos enfants).
L’enseignement-recherche permet également des cumuls d’activités (et de revenus), le cas caricatural étant le droit.
Enfin, rien ne vous empêche de vous marier ou pacser avec une charmante enseignante-chercheuse, ce qui présente beaucoup d’avantages au niveau de l’organisation de la vie familiale.
14 juin 2012 à 22:24
Jordan
Bonsoir,
désolé pour la réponse un peu tardive ;)
J’ai lu avec attention vos multiples remarques, et j’en dégage plusieurs points:
- je ne dois pas faire attention à la situation actuelle des enseignants-chercheurs (on peut dire du monde post-doc quasiment; tellement c’est varié), puisque on peut avoir un poste permanent et présente de nombreux avantages.
- le diplôme d’ingénieur à perdu de sa splendeur d’antan, et sa valeur n’est plus justifiée actuellement
Je suis assez d’accord avec ces deux points. Je trouve qu’effectivement, l’école d’ingénieur en général (on ne parle pas des cas extrêmes comme polytechnique et centrale) se "valent" assez au niveau des emplois et des salaires.Tout s’égalise assez correctement: peut être pas au premier salaire, mais avec l’expérience professionnelle.
Et pour répondre plus particulièrement @MCF27: bien sur qu’il faut faire des choses qu’on aime ;) Mais il faut comprendre que ma formation est axée sur les sciences de l’ingénieur, avec une petite spécialité en mécanique et génie mécanique. J’admets que certains points du génie mécanique m’ont franchement saoulés (dimensionner des vis, des roulements, des écrous et des boulons … avec des formules extrêmement théoriques et TENTER d’en faire une application pratique …), mais aussi je ne connais pas bien la biomécanique !
Je sais juste que c’est à la croisée de la médecine, des sciences du vivant et de la mécanique. La mécanique ca va être au niveau du calcul des efforts, de la caractérisation du matériau, de la résistance du matériau, …
15 juin 2012 à 20:48
Rachel
Alors Jordan, la réponse de l’ENS Cachan ?
15 juin 2012 à 21:54
Emmanuel CAILLAUD (@ecaillaud)
Bonsoir, pour moi les 2 formations sont complémentaires. Le diplôme d’ingénieur a une vocation professionnelle et souvent généraliste (même si c’est en mécanique, il y aura une part de "management"). Le Master est plus pointu disciplinairement et comprend par essence une dimension recherche. Le diplôme d’ingénieur est reconnu en France et le diplôme de Master a clairement une reconnaissance internationale. Pour la poursuite en doctorat, c’est en effet une autre question tout en se rappelant que 50% des docteurs travaillent dans le privé (il n’y a pas qu’enseignant-chercheur dans la vie :-)
Ton choix sera le bon car ce sera le tien :-)
16 juin 2012 à 11:20
François
Si vous voulez travailler en entreprise en France après un doctorat, je vous recommande d’obtenir auparavant un diplôme d’ingénieur plutôt qu’un master. En effet la promotion du doctorat a été efficace, et de plus en plus d’ingénieurs inquiets du manque de reconnaissance de leur diplôme sur le plan international font un doctorat après être sortis de leur école.
Le résultat est que, dans les matières scientifiques (un peu plus de 6 000 doctorats par an) la proportion de docteurs ayant également un diplôme d’ingénieur est de plus en plus importante.
Or il est clair que l’association diplôme d’ingénieur-doctorat dans un CV est la formule idéale face à un recruteur : bonne garantie de niveau apporté par le diplôme d’ingénieur, formation adaptée à la recherche par le doctorat. Pour un recruteur, le parcours totalement universitaire où peuvent arriver au doctorat aussi bien génies que besogneux n’offre pas la même garantie (à cet égard le doctorat américain est différent, puisqu’il inclut un volet cours et est réputé être très sélectif). Il est donc vraisemblable, si la proportion de docteurs scientifiques ayant également un diplôme d’ingénieur continue à augmenter, les docteurs scientifiques passés uniquement par l’université auront beaucoup de mal à se faire recruter par des entreprises (l’argument selon lequel ils apporteraient de la diversité dans la façon de penser peut se retourner contre eux, car si on cherche de la vraie diversité il vaut mieux recruter des étrangers – l’Europe du Sud et de l’Est en forme actuellement des tombereaux qui ne trouvent pas d’emploi chez eux).
Pour finir attention au point suivant : contrairement à ce qui se dit partout, il n’y a aucune pénurie de nouveaux docteurs scientifiques en France.
Nouveaux doctorats en sciences et ingénierie par an et par million d’habitants :
Royaume-Uni : 126
Allemagne : 115
France : 108
États-Unis : 75
Japon : 50
Chine : 21
Inde : 8
(Source OCDE sauf pour la Chine et l’Inde)
http://www.oecd-ilibrary.org/sites/sti_scoreboard-2011-fr/02/01/index.html?contentType=/ns/StatisticalPublication,/ns/Book&itemId=/content/book/sti_scoreboard-2011-fr&containerItemId=/content/serial/20747217&accessItemIds=http://oecd.metastore.ingenta.com/content/serial/20747195,&mimeType=text/html
La relativement bonne position française vient du fait que le pourcentage de doctorats qui relèvent du domaine des sciences et de l’ingénierie est nettement plus élevé en France (59%) que dans l’ensemble des pays les plus avancés sur le plan technologique (Allemagne 37%, États-Unis 34%, Japon 38%, Royaume-Uni 44%, Suède 48%, Suisse 41%).
16 juin 2012 à 12:04
Astronaute en transit
Est-ce que cela pourrait exister, l’appellation d’"ingénieur historique"? ça m’aiderait!
16 juin 2012 à 12:20
François
Il faut mettre dans le CV :
" Ingénieur historique ("Master of historical engineering") "
Cette discipline existe : http://www.ice.org.uk/topics/historicalengineering
16 juin 2012 à 12:23
Jordan
@Rachel: ils ont reporté les résultats à lundi midi xD
@Emmanuel et Francois: oui, la bonne solution est la complémentarité école d’ingénieur – doctorat. C’est d’ailleurs la voie que je comptais suivre dans le cas de mon intégration à l’école d’ingénieur.
Mais si on parle du master ou diplôme d’ingénieur, il est clair que le diplôme d’ingénieur a d’incontestables avantages, et le master a les siens aussi.
16 juin 2012 à 13:43
Rachel
@Jordan, alors il va falloir qu’on s’occupe de vous encore tout le week end ?
@Astronaute, peut-être que c’est un ingénieur qui connait l’histoire ? Ou alors un ingénieur des ponts et chaussées, ou des mines ?
17 juin 2012 à 23:49
Jean-Marc
@Jordan
Salut Jordan. J’ai beaucoup aimé ce que tu as écrit et bien aimé ce que t’a dit Gueux. Il a parfaitement raison. De tout ce que j’ai lu et de tout ce que je sais et sens je me sens obligé de te dire les choses cash (désolé d’avance…) :
1/ Tu sais écrire ! Pour un mec de PCSI c’est franchement rare !
2/ Tu as une sensibilité et un vrai esprit d’analyse. C’est évident !
3/ Tu aimes la technique, bien ! Ne lâche jamais ça, ça sera toujours ton meilleur allié malgré toutes les difficultés.
4/ Es-tu prêt à bouffer des maths et des théories imbuvables SSI cela t’aidait à résoudre un énorme problème qui t’em… mais qui te tenait absolument à coeur ? Je pense que oui (mais je peux me tromper). Ce sont des gens comme ça dont on a besoin. Pas de perroquets savants (même au niveau ingé ça existe, il ne faut pas croire. J’ai vu certains ingés faces à des problèmes extrêmement complexes perdre toute notion d’ordre de grandeur (et de bon sens !), tout ça parce qu’ils faisaient plus confiance aux Best Practices (franchement empiriques) du "Corporate Engineering Department" qu’aux observations rapportées par des opérateurs. Ca paraît incroyable à ce niveau là mais c’est vrai, cela existe beaucoup plus qu’on ne pense. Face à l’inconnu nos comportements restent irrationnels…).
J’ouvre une parenthèse sur les maths, celles qui t’ont éjecté de prépa. Sache qu’elles sont loin d’être "toujours" nécessaires, parfois de bêtes trucs très simples font parfaitement l’affaire. Elles restent néanmoins l’outil indépassable par excellence pour qui en comprend l’essence. Mais bon, pour cela (but ambitieux de ma part), il faudrait peut-être que leur enseignement soit fondamentalement remis en cause en prépa tant sur le plan pédagogique que psychologique… L’idéal serait une transition 1ère S – TermS – Sup – Spé beaucoup plus douce, un truc que personne ne veut faire encore en France et accessoirement un drame ! Je crois que l’on dégoûte 90% des lycéens des sciences en prépa alors même qu’ils étaient plein d’enthousiasme (mais ignorants) en lycée (disons au moins qu’ils s’en font une idée extrêmement bizarre après cette expérience, un peu étroite et franchement limitée, une sorte de méga "sacralisation" de la "vérité scientifique" alors même qu’ils ne l’ont jamais expérimentée. C’est fou quand on y pense. Seuls 10% passent vraiment ce cap (en maths surtout, pas en physique, encore moins en chimie et encore mois en SI, malgré tout l’attrait expérimental de ces dernières matières. Avec un TP archi préparé où il faut tracer comme un fou pour choper une bonne note on joue beaucoup plus au perroquet savant qu’à l’expérimentateur besogneux. La gymnastique mathématique est bien plus rationnelle vu le ratio de temps imparti et surtout pour qui peut la comprendre vu la vitesse à laquelle elle est enseignée (un autre truc de barge !), ce qui n’est évidemment pas donné à tout le monde, qu’on se le dise !). Ceux qui passent ce cap sont évidemment soit très intelligents et/ou motivés mais aussi aussi souvent préparés par leur milieu familial (il n’y a pas de secret !). Bref tout ça pour dire que c’est un énorme gâchis et que c’est bien triste !). Heureusement, sache qu’aujourd’hui la Khan Academy, la programmation via des sites géniaux et accessibles comme le site du Zéro (très curieusement pas sorti de l’X lui, ça ferait un très beau sujet de sociologie à propos. "Pourquoi le site du zéro n’est jamais sorti de l’X ?". Bon heureusement le site des tuteurs d’info de l’ENS sauve la mise. Il est vraiment bien lui.) ou même VideoLectures (mais là il faut trier) seront toujours tes amis ! Un conseil aussi, on comprend bien plus facilement et même bien plus rapidement les maths "en programmant". Avec des trucs comme Matlab (plus facile à "sentir" que Maple à mon sens mais bon là chacun fait son choix) où l’on "expérimente" par soi-même !!! C’est ultra important.
=> Tu es clairement fait pour la fac "à l’anglo-saxonne" (je dis ça après avoir été un an Erasmus à Londres), plus sélective et plus exigeante que la française (mais les choses changent ! Heureusement ! Plusieurs facs font des efforts considérables en France et sont de véritables bijoux !) et bien sûr moins militaire que la prépa "à la française". Ce Master en biomécanique me semble très bien sincèrement. J’ai un pote dans le domaine qui bosse en Suisse (il fait exactement ça, des prothèses) et vit en Alsace. Niveau intérêt du travail, qualité de vie, et salaire (x2 le salaire d’un débutant ingé français à l’époque, + heures sup’ toujours déclarées et payées, un truc qui nous avait littéralement épaté tous !). Bref c’était vraiment jackpot pour lui. Il était ravi. J’ai deux autres potes qui ont fait aussi ingé méca et qui eux bossent ou ont bossé dans l’automobile, Bureau d’Etudes/Méthodes pour l’un et Maintenance pour l’autre. Ambiance de merde. Pression à tous les niveaux. Crise belle et bien là. Objectifs de fous pour projets avec 0 moyens et situations complètement kafkaïennes. Je n’en rajoute pas ayant moi-même vécu un plan social dans un autre secteur de l’industrie. J’ai un 4ème pote encore toujours issu d’une école de méca qui bosse dans le ferroviaire. Ambiance plus "à la papa" et moins tendue que dans l’automobile (mais bon pour combien de temps se demandait-il ? Il sentait bien que les choses changeaient avec la dérégulation du ferroviaire itou itou…). Ce copain était en BE et se faisait plaisir sur le plan technique (macros dans AutoCad itou itou). Il était reconnu et apprécié. Il a eu la chance de passer 2 ans en Australie. Et je te confirme le gros gros décalage entre le presse-citron en France et l’ambiance plus cool dans un pays anglo-saxon (bon surtout l’Australie. Aux US ou en Angleterre c’est un peu plus speed quand même. En fait, c’est simple, il suffit de s’intéresser à l’histoire industrielle de chacun des pays.). Maintenant il est sorti du technique et est passé technico-commercial.
5/ Si travailler à l’étranger ne te fait pas peur (expérience très enrichissante et que personnellement je conseillerais également) fonce sur ce Master (qui me semble beaucoup plus être à l’image de ce qu’il y a en Angleterre ou aux US). Si en plus il y a des profs qui ne sont pas franco-français, consanguins entre eux (de ladite école, oui ça aussi ça existe !), fonce d’autant plus. Tu y trouveras forcément une ouverture plus grande.
Sinon, si tu tiens à tes habitudes en France itou, itou, choisis la sécurité mais si tu veux vraiment savoir, cette sécurité là, à mon humble avis, elle n’existe tout simplement déjà plus. Les profs de prépa ont sûrement raison d’être exigeants et rigoureux mais, ce faisant, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont complètement anxiogènes pour toute une jeunesse qui, en réalité, n’aimerait que faire ce qu’elle aime. Ni plus ni moins. Personne n’aspire à devenir glandeur professionnel. C’est complètement faux. C’est même de l’idéologie.
6/ Observations purement économiques et de pure mauvaise foi de ma part cette fois-ci (mais bon sûrement comme tout le reste !). L’Europe est un continent de vieux et de gros tas énormes qui ne pensent qu’à regarder la télé et bouffer au Mac Do les samedi soirs. La biomécanique a donc un bel avenir ! Vas-y, fonce !
7/ En fait tu as posé la question de façon très policée mais tu connaissais déjà parfaitement la réponse. Ecoute ton coeur p*** !
Voilà, j’aurais encore pu en rajouter mais j’ai peut-être déjà mis le feu aux poudres en présentant les choses de façon assez tranchées. J’en suis bien conscient. Elles ne sont pas dénuées de tout fondement (à ma plus grande tristesse !!! J’aurais sincèrement aimé pouvoir te dire le contraire mais non ! C’est comme ça !). Elles n’engagent, bien évidemment, que moi.
Voilà, bon vent à toi Jordan !
22 juin 2012 à 21:49
Rachel
Alors Jordan, des nouvelles ? …. JORDAN !!!?? …houhou …
24 juin 2012 à 14:15
François
D’après http://www.ens-cachan.fr/version-francaise/admission/sur-concours/resultats/resultats-d-admission-second-concours-sciences-de-l-ingenieur-150822.kjsp c’est bon pour Jordan !
24 juin 2012 à 15:21
FBLR
Et de ce que je sais, il a choisi Cachan. Bon choix s’il sait déjà ce qu’il compte en faire :-)
= ne pas se laisser aller au cursus traditionnel de l’étudiant normalien… (Kfet/Kokarde/etc…)
24 juin 2012 à 17:59
Rachel
J’aimerais bien que Jordan vienne s’expliquer un peu ici. A-t-il vraiment choisi l’ENS Cachan ?
28 juin 2012 à 19:01
Jordan
Désolé du retard ;)
Oula on attendait mes réponses ! Je vous les livres … ce soir ou demain ! Je peux pas maintenant. Mais vous les aurez, promis