« Formations professionnalisantes d’excellence à un niveau master : pourquoi devrait être ressenti comme pénalisant le fait que des universités suivent cette voie de l’excellence dans la professionnalisation ? Je trouve que délivrer des masters avec lesquels les étudiants s’insèrent bien, c’est mieux que de délivrer des doctorats pour lesquels il n’y a parfois aucun débouché de niveau convenable… ».
Quiz : qui est l’auteur cette citation ?
Merci à l’internaute qui m’a signalé cette citation.


12 commentaires
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19 mai 2012 à 14:25
Marianne
Ben je sais pas qui a dit ca mais je suis pas contre..Allez meme je tente le diable, meme si c’est Sarkozy qui l’a dit je suis d’accord
C’est vrai que bien malheuresement un doctorat peut ne pas mener a grand chose. Donc mieux vaut faire moins d’années d’etudes mais de manièer plus eficace!
19 mai 2012 à 14:28
Marianne
Tiens d’alileur le duo de l’esr c’est Fioroso-Collet (l’ex de la CPU)…
Comme quoii on peut looser au niveau des idex (Grenoble, Lyon) et devenir un bosse de l’esr.
En tout cas si ca ne s’arrange pas pour la region rhone alpes, on ne pourra pas dire que c’est la faute au ministere…
19 mai 2012 à 14:47
Rachel
Ça me dérange toujours un peu cette distinction entre master pro et master que ne sont pas pro. A mon sens tous les masters sont pro, sans exception, à moins de considérer que les métiers de la recherche ne correspondent pas vraiment à une profession …
19 mai 2012 à 15:50
jako
Rachel, vous jouez sur l’ambiguité des mots. Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire que tous les masters sont des « masters pro » ? Une tribune intéressante avait été publiée au début du mois, dont voici quelques lignes:
« Depuis plusieurs années, la mode est à la professionnalisation de l’université. Il ne vient à l’idée de personne que ce n’est pas à l’université de se transformer en grande école, mais au milieu du travail d’admettre que l’exercice universitaire est une formation. Partout, donc, on m’objecte mon manque de « master pro ». Il faudrait montrer un diplôme sur lequel est écrit l’intitulé du poste à pourvoir. Un autre directeur éditorial – chez qui j’étais en stage en donnant entière satisfaction… – m’a remise à ma place : « Ça va être très dur de vous vendre : vous n’avez pas le master. » Non, certes… J’ai le diplôme au-dessus : qui peut le plus peut le moins, non ? Apparemment, non. »
http://www.marianne2.fr/Une-vraie-chomeuse-31-ans-bac-8-deux-entretiens_a217247.html
Il faudra quand même un jour ou l’autre pointer les responsabilités des employeurs, des entreprises et autres recruteurs qui trouvent toujours une bonne raison pour virer des employés ou ne pas sélectionner telle ou telle candidature ou tel ou tel profil. Et le jour où vous débarquez avec votre master pro, on vous dit : « oui mais c’est pas la bonne option »… Y a quand même des limites au foutage…
19 mai 2012 à 16:05
Rachel
Jako, ça veut dire qu’après le master, tous les diplômés s’engagent dans la vie professionnelle. Ils ont un contrat de travail, cotisent pour la sécu et retraite. Ça veut dire aussi qu’il ne faut pas considérer la thèse comme un « non travail » ou « pas encore un travail » – billet prévu sur ce sujet, les commentaires et liens sur le sujet bienvenus pour l’alimenter.
19 mai 2012 à 16:50
jako
Il faut donc que l’Université adapte ses formations au marché de l’emploi? Master 1 maçon, Master 2 soudeur; Licence 3 plâtrier, Licence 2 carreleur, Licence 1 couvreur, etc.? L’Université est-elle responsable du marché de l’emploi?
Pour mémoire, Mohamed Bouazizi était diplômé de l’Institut supérieur d’informatique de Mahdia, et non pas titulaire d’un M2 sur le concept de liberté chez Hegel.
« Trois diplômés chômeurs ont mis le feu à leurs vêtements hier à Rabat. Brûlés au 2ème et au 3ème degré, Omar Akaoui 28 ans, Master en Chimie ; Zaydoun Abdowahab 27 ans Master en Droit et Mahmoud El Haouas 25 ans, Master en Droit pénal, ont été conduits à l’hopital Ibn Sina de Rabat avant d’être transférés à Ibnou Rochd de Casablanca »
http://www.actu-maroc.com/societe/faits-divers/11883-trois-diplomes-chomeurs-tentent-de-simmoler-par-le-feu-a-rabat.html
Ergo : virons la chimie, le droit, l’informatique, etc ?
19 mai 2012 à 17:22
étudiant inquiet
Je pense surtout que les diplômes spécialisés en recherche souffrent de l’absence de toute promotion des universités en direction des entreprises. Ces diplômes ont été conçus avec pour seuls débouchés les métiers de la recherche publique et de l’enseignement (pour les moins bons). Il manque un service ‘carrières’ dans les universités ; actuellement, il n’y a que des services d’orientation (on a parfois rajouté "insertion professionnelle" derrière, mais c’est du vent).
Comme Jako, je ne crois pas qu’il faille dénaturer les diplômes vers une professionalisation hasardeuse pour coller au marché du travail ; les BTS servent à ça. Il faut plutôt démontrer l’intérêt des études universitaires pour former les cadres dont ont besoin les entreprises. Il faut donc surtout renforcer l’exigence de ces diplômes plutôt que d’en abaisser le niveau.
Je rêve du jour où les entreprises installeront des bureaux de recrutement dans les universités. J’ai aussi du mal à trouver un équivalent aux ‘milkrounds’ qui passent dans universités britanniques ou d’un site pour les jeunes diplômés comme celui-ci : http://www.milkround.com/
Les entreprises britanniques ont également l’air d’être beaucoup plus ouvertes qu’en France. Exemple : BAE Systems (entreprise d’armement) offre des ‘graduate plans’ (formations internes pour les jeunes diplômés) et accepte n’importe quel diplômé avec au moins une mention 2:1 (http://www1.baesystems.com/Graduates/IndustrialPlacements/Finance/EntryRequirements/index.htm)
19 mai 2012 à 18:49
étudiant inquiet
Petite anecdote : j’ai discuté l’année dernière avec un militaire en charge du recrutement. Il m’a dit qu’une fois il avait été dans mon université pour tenir un stand promotionnel sur les carrières dans l’armée pour les diplômés. On l’avait installé dans le bâtiment en désamiantage! Il n’avait logiquement rencontré personne mais en avait gros contre l’université…
Il y a du travail à faire du côté ‘merchandising’ et communication pour les universités. Ça serait plus efficace pour les étudiants que de faire des plans licence.
20 mai 2012 à 08:27
Dan-visseur Tetu
Il me semble que les entreprises trouvent le nombre suffisant de diplomés bac+5 pour leurs besoins. Mais la somme de ces besoins est inférieure à la somme des bac+5 produits. Quelle que soit l’étiquette, elles ne créeront pas artificiellement des postes pour embaucher tout le monde. Il y a une vingtaine d’années les ingénieurs chimistes restaient sur le carreau. Les écoles d’ingénieurs chimistes ont réduit les promotions et modifie les programmes. Les Agros font souvent de l’informatique ou du conseil …
Merci a Jako de souligner qu’il est très difficile en France de recruter un plâtrier , un électricien, un réceptionniste … Pas seulement à cause des charges et de la paperasse mais parce qu’il y a peu de candidats alors qu’il y a pléthore de bacs+ 5 dans des domaines passionnants mais sans débouchés . Est-ce aux entreprises de créer des postes inutiles ou aux étudiants de choisir des formations qui soient un compromis raisonnable entre leurs aspirations, leurs compétences, le marche de l’emploi?
Anecdote : je dînais avec un ami à qui j’ai donné des cours de français il y a six ans. Il est en première année de Fac et largué : pas du tout le niveau en Maths. Combien de temps va-t- il y rester ? À quel coût pour lui et la collectivité ?
Arrêtons l’inflation de l’ESR. Vive l’enseignement tertiaire offrant une palette adaptée au monde vrai : des docteurs, certes, mais aussi des plombiers qualifiés, autonomes, capables de créer et gérer leur entreprise , de recruter des apprentis et de les former…
21 mai 2012 à 21:57
Rachel
Réponse du quiz: il s’agissait de B. Belloc, Aef.info du 9/5/2012
22 mai 2012 à 02:33
Fabrice_BM
@Dan
+10 000
24 mai 2012 à 20:08
Râleur
@Dan: Je suis plutôt d’accord : inutile de pousser les gens dans des formations supérieures abstraites dans lesquelles ils patinent, ou pire : leur dire qu’ils sont « bons » alors qu’ils ont un niveau largement inférieur à ce qui sera exigé pour trouver du travail dans ces matières.
Deux problèmes à mon sens : 1) un mépris culturel pour le travail et les activités « non nobles », analysé par G. Dowek dans "Ces préjugés qui nous encombrent », notamment dans le milieu de l’enseignement (il suffit de voir les hurlements quant aux disciplines « destinées aux besoins immédiats des entreprises », ce qui pour certains inclut les maths !) 2) volonté publique d’enfler les chiffres de l’enseignement, que certains politiques voient peut-être comme une grande garderie (tant que les jeunes y sont, ils ne sont pas chômeurs).