Sur ce blog je milite souvent pour un rapprochement des grandes écoles et des universités. Promis en 2007 par V. Pécresse, ce rapprochement ne s’est pas vraiment opéré, mis à part quelques cas particuliers (exemple en Lorraine), ou alors dans le cadre de projets IDEX (nul ne sait aujourd’hui ce qu’il en adviendra). Pourtant ce rapprochement me semble nécessaire si on veut se donner une chance de franchir cette fameuse « vallée de la mort ».

Voyons ce qu’en pensent les jeunes et les employeurs : d’après un sondage récent de l’IFOP, 60 % des sondés sont pour une fusion des grandes écoles et des universités. La moitié souhaite que la question soit l’objet d’un débat lors de la campagne présidentielle. Examinons les détails des résultats de ce sondage (source ici et ici).

  • « 63 % des recruteurs sont favorables à cette fusion, et 46% d’entre eux estiment que cette question devrait faire l’objet d’un débat au cours de la campagne pour l’élection présidentielle de 2012 ;
  • 65% des étudiants et des lycéens sont favorables à cette fusion dont 71% des lycéens interrogés, 39% des étudiants inscrits en classe préparatoire ou en grande école ; 62% des étudiants inscrits à l’université en niveau master ou plus et 64% de ceux inscrits en niveau licence ;
  • 54% des étudiants et lycéens interrogés estiment que cette question devrait faire l’objet d’un débat au cours de la campagne pour l’élection présidentielle de 2012.
  • Enfin, 85% des étudiants et des lycéens interrogés estiment que l’enseignement supérieur est un thème essentiel ou important dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle de 2012 ».

Les arguments avancés par les uns et les autres concernent aussi une simplification du système. « Cette volonté traduit, chez les recruteurs comme chez les jeunes, un besoin de davantage de lisibilité et de simplification du système de l’enseignement supérieur », analyse Jean-François Fiorina, président de Passerelle ESC et directeur de l’ESC Grenoble (une grande école de commerce ). « Les recruteurs sont inondés de CV avec des sigles de formations qu’ils ne connaissent pas et les jeunes sont perdus face à l’offre de formation ». Parmi les recruteurs, « pour 61% d’entre eux, qu’il est difficile de s’y retrouver face à la multiplicité des diplômes. 52% d’entre eux perçoivent le système éducatif français plus complexe que les systèmes d’enseignement supérieur des autres pays européens ».

Fusion des grandes écoles et Universités : et si on osait vraiment ?

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