« L’université est la seule institution de l’enseignement supérieur à assumer la mission de service public d’accueillir tous les publics. Ceux-ci se caractérisent notamment par leur diversité d’origine (nationalité), de catégorie socioprofessionnelle, d’âge, (public jeune n’ayant jamais quitté le système éducatif, public adulte -dit en reprise d’études-…). De niveaux hétérogènes, issus de divers systèmes éducatifs ou formés dans les milieux professionnels ou tout simplement par une expérience sociale, ce sont tous ces publics que l’université a la mission de former, pour faciliter leur intégration et leur évolution dans la société. » (extrait du texte introductif du colloque de la CPU, Toulouse 11-13 mai 2011).
Comment l’université peut-elle envisager un enseignement cohérent avec un spectre aussi large ? Voilà une mission qui ne me parait pas triviale. Mais la CPU ne se refuse rien car Oser la cohérence, c’est l’un des thèmes de son colloque annuel, qui aura lieu prochainement (Toulouse, 11-13 mai, lire ici pour le site du colloque). Cela commence par une séance plénière intitulée « quelle cohérence et quelles finalités pour le cycle licence ». Cela se poursuit ensuite par des ateliers thématiques en parallèle d’une durée de 90 min. Ces ateliers sont les suivants :
- Quelle orientation et quelle transition du secondaire au supérieur ?
- professionnalisation et/ou employabilité des étudiants du cycle licence ?
- Modèles de formation et place de la recherche ?
- Comment concilier égalité des chances, qualité et cohérence des formations du cycle licence et aménagement du territoire ?
Il faut préciser que selon la CPU, le cycle licence a une signification bien plus large que la simple licence faite en université. En effet « Chaque année, les universités intègrent une part importante des nouveaux bacheliers mais elles ne sont pas les seules. A côté des licences générales, des licences professionnelles et des DUT (Diplômes Universitaires de Technologie), formations universitaires, existent les BTS (Brevets de Techniciens Supérieurs), les CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles), de même que les formations relevant de ministères autres que celui de l’enseignement supérieur (santé, culture, sports, industrie, affaires sociales…). L’ensemble de ces formations constitue ce que l’on peut appeler « un système au niveau L » et cette pluralité d’acteurs et l’attirance exercée par le niveau L doit interpeller l’université. » (surlignage en gras par la CPU)
C’est donc une réflexion assez large à laquelle nous invite la CPU, en clair elle invite à questionner l’ensemble du premier cycle, des licences classiques aux CPGE, en passant par les IUT et BTS. Voilà une démarche qui me parait saine car dans le débat il serait maladroit de négliger la compétition qui règne dans l’enseignement supérieur et il faut bien tenir compte de ces formations périphériques dans la définition de ce que pourrait être une nouvelle licence à l’université. Dans ce paysage complexe, l’université est loin d’être la plus attractive, bien que ses étudiants soient majoritaires (certainement plus pour longtemps). C’est ce que montrent les récents résultats de l’admission post-bac. 29 % des lycéens seulement choisissent l’université en premier vœux (lire ici). Les étudiants préfèrent donc les filières sélectives. Dans le texte introductif de son colloque, la CPU écrit : « Une comparaison entre la France et les autres nations développées montre que le premier cycle universitaire qui fait référence à l’étranger n’est pas considéré en France comme le lieu susceptible d’accueillir les meilleurs étudiants et d’irriguer l’enseignement supérieur. Doit-on accepter que l’université soit fragilisée par son niveau L alors qu’il est le socle de l’ensemble de l’appareil de formation et de recherche de l’enseignement supérieur ? » (surlignage en gras par la CPU).
Toujours dans son texte introductif au colloque, la CPU rappelle qu’à Metz (colloque précédent sur ce thème de la licence, en 2007), la CPU avait préconisé « de faire de la licence le diplôme de référence d’un post bac réorganisé assurant une réelle égalité des chances. Elle proposait également de placer les CPGE au sein du système universitaire ». […] « Aujourd’hui, après trois ans de « plan réussite en licence », le rapport Sarrazin sur les BTS, l’évolution des CPGE pour s’inscrire dans le système ECTS, les interrogations spécifiques des IUT et, plus récemment encore les propositions de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche sur « la nouvelle licence », il est indispensable d’avoir une approche globale du « niveau Licence » en pensant lisibilité, cohérence, finalités, innovation, réussite » (surlignage en gras par la CPU).
On a souvent discuté sur ce thème dans le blog (lire par exemple ici et ici) car on sait tous que notre enseignement supérieur marche sur la tête. Ceci est parfaitement illustré par la transformation progressive des filières courtes, sélectives et professionnalisantes (IUT et BTS) en antichambre des écoles de tout type ou plus généralement un tremplin vers des études longues. Ces formations devraient au contraire être ajustées à un public désirant s’insérer rapidement dans la vie professionnelle. Victimes de leurs succès, ces filières ne remplissent plus leur mission initiale (c’est particulièrement vrai pour les IUT). Les étudiants qui sont recrutés sont d’un bon niveau et prennent la place des étudiants plus modestes qui se retrouvent alors à l’université dans des formations généralistes pas du tout adaptées à leur niveau scolaire. L’échec est alors quasi-assuré. C’est un gâchis honteux, pour un système à l’agonie. Et pourtant, malgré ses incohérences criantes, personne n’a eu le courage de le réformer afin de donner à nos jeunes un panel de formations tel que chacun puisse trouver sa voie la mieux adaptée.
Avoir une approche globale du « niveau Licence » est donc certainement indispensable pour donner de la cohérence au système. Mais cela ne pourra pas se faire uniquement au sein de la sphère universitaire, et je doute fort que les autres acteurs soient partisans d’oser la cohérence …
Oser la cohérence, ça serait d’oser remettre à plat ce premier cycle qui marche vraiment sur la tête …


49 commentaires
Flux des commentaires pour cet article
8 mai 2011 à 01:36
PR27
Y a t-il des tableaux de chiffres qqpart qui indiqueraient les moyennes de l’années ou notes de bac des étudiants se dirigeant (de gré ou de force) vers la L1, les DUT et les BTS (moyennes distinctes par type de bac) ? J’ai interrogé quelques EC d’IUT récemment sur ce sujet ; il me disent que leurs étudiants sont, pour ma majorité, loin d’être des stars et que les EC de la fac se font de grandes illusions sur la qualité des étudiants qu’ils pourraient récupérer. S’ils poursuivre en école d’ingé, pour certains d’entre eux (surtout chiffres à ne pas mixer avec les LPro pour faire un paquet “poursuites d’études”, ni avec les écoles privées pas sérieuses), il serait intéressant de faire la part des choses, dans ce succès, entre leur “potentiel personnel” et le type de formation données dans ces classes : assez encadré et pas mal de pratique. En conclusions, ces EC me disent que sauf le gros premier tiers du classement, les autres n’auraient certainement pas pu bien suivre à la fac.
8 mai 2011 à 11:15
Rachel
PR27, je ne sais pas si ces statistiques existent. Ca serait en effet intéressant. Dans la mesure où les IUT sélectionnent leurs étudiants, on peut penser qu’il y a adéquation entre acquis et programmes de la formation. Dans les licences « classiques » on trouve un public beaucoup plus divers, avec des étudiants refusés dans les IUT mais aussi de bons étudiants qui n’ont pas souhaité s’orienter vers une filière sélective. Cela rend les choses compliquées : comment parvenir à une cohérence de la formation avec un public aussi divers ? D’où la discussion d’hier sur le post précédent pour diversifier les formations.
Pour les IUT, quelque chose m’échappe : étant donné que 80 % des étudiants poursuivent leurs études (ingénieur, licence pro, …) pourquoi ne pas transformer cette formation en un bac+3 ? Bien entendu cela ferait hurler les écoles d’ingénieurs …
8 mai 2011 à 12:14
MCF-IUT
On parle de la licence universitaire de technologie depuis un moment déjà. Elle commence à être acceptée par un peu tous les acteurs des IUT (enseignants, entreprises,…) secondaires (depuis peu), tertiaires (depuis plus longtemps) au point qu’elle est en passe de devenir une revendication auprès du ministère.
8 mai 2011 à 12:18
PR27
Rachel, si le contournement de la fac via les IUT a amené une élévation du niveau en IUT, je pense qu’il a été très facile d’absorber cela dans les programmes (même à PPN constant, il est facile d’en augmenter l’ambition). J’entends rarement les enseignants se plaindre du trop bon niveau des étudiants. Je me réjouisse qu’on ait exclus les BTS de la discussion. Je ne leur jette pas la pierre, mais il ne faut vraiment pas que nos amis de la fac imaginent qu’il ont là un vivier potentiel d’académiciens nés.
Quand on évoque la poursuite d’études à 80%, ne faut-il pas distinguer selon les types de formations visées ? Quels sont les critères de classement permettant de prolonger ses études en licence pro ? Faut-il être dans le top 25% ? Dans le top 75% ?
Finalement, le mécanisme actuel bac+2 prolongé soit vers bac+3, soit vers bac+5, le tout de manière interne à une université, est ce que nous avons chez nous (nous recevons beaucoup d’étudiants de notre IUT “interne” dans notre écoles d’ingénieur “interne” – les EC sont d’ailleurs tous dans le même labo, ce qui permet des rencontres/discussions fréquentes). Si je l’évoque, c’est parce que ceci ressemble pas mal, finalement, à ce que nous discutions hier sur des filières + ou – ambitieuses et longues, dans une même université – ce que nous évoquions dans le cas des licences.
8 mai 2011 à 12:45
PR27
Rachel, et que penser :
1) de la poursuite IUT vers L3 ?
2) des poursuites licence pro vers master ? (à ce que j’ai entendu, c’est marginal/”interdit”, donc la voie DUT=>master passe par L3).
MCF-IUT et d’autres peuvent sûrement nous aider. Help !
8 mai 2011 à 14:23
Marianne
@PR27 : moi dans ma fac de banlieu, le L3 ‘sciences de l’ingénieur’ du coin était rempli de moitié par nos DUT. Sans nous le L3 fermait… Ils y allaient quand ils n’étaient pas pris en ecole d’inge et y reussissaient plutot bien
Sinon, le passage LPro master est en effet “interdi”t. Une LP qui aurait trop de poursuites d’études ne serait plus réhabilité par le ministere. Mais en fait chez nous ca ne changeait rien car on remplissait notre LP par des BTS non destinés a poursuivre. Les quelques DUT qu’on avait poursuivaient en cachette…
8 mai 2011 à 14:48
Rachel
MCF-IUT, je crois savoir que c’est un peu plus qu’une revendication et que la demande est déjà faite auprès du ministère depuis plusieurs années. La proposition de 2007, si je l’ai bien comprise, consistait à proposer une solution aux étudiants en échec en licence « classique », qui pourraient alors se réorienter vers une licence technologique, qu’ils pourraient boucler en 2 ans. Ce projet est-il enterré aujourd’hui ?
Par ailleurs certains (beaucoup ?) voulaient voir évoluer le DUT sur une durée de 3 ans. Est-ce c’est encore discuté ? Un projet concret a-t-il été proposé ? compte tenu que 80 % des étudiants poursuivent leurs études, cela ne devrait-il pas être une évolution naturelle ?
Les IUT proposent beaucoup de licence pro. Quelle est réellement la différence entre un DUT et une licence pro ? Les programmes et objectifs sont-ils fondamentalement différents ? Quel est le degré du taux de recouvrement ?
Le MEDEF est-il toujours opposé à la licence techno et au passage du DUT en 3 ans ?
Pourquoi le bac +3 licence pro n’est-il pas reconnu par les conventions collectives nationales alors que l’on dispense de nombreuses licences pro ? … et que l’on est passé dans le régime LMD pour se mettre au diapason européen ?
Les écoles d’ingénieurs recrutant beaucoup de DUT, sont-elles toujours opposées à un DUT en 3 ans ?
Help !
8 mai 2011 à 15:06
AubeMort
“Les écoles d’ingénieurs recrutant beaucoup de DUT”
j’ai trouvé qu’il y avait 30 000 élèves entrant par an en école d’ingénieur (avec les prépas intégrées), dont 643 places pour les sortants d’IUT ce qui ferait 2%. Est ce que cela fait vraiment “beaucoup” ?
8 mai 2011 à 15:51
Rachel
J’admets que le « beaucoup » est exagéré. En 2009, il y a eu 37400 entrée dans les écoles : 41% des élèves-ingénieurs ont intégré l’école après une classe préparatoire, 27% après le Baccalauréat, 13% après un diplôme DUT ou BTS, 6% après des études universitaires de licence ou de maitrise.
Source : http://www.cdefi.fr/1301304236811/0/fiche___article/&RH=1254816827767
8 mai 2011 à 16:12
MCF-IUT
Rachel, j’essaye de vous répondre avec mon petit savoir schématique et je ne sais que ce que je vois vers chez moi (bruits de couloir + AGs). Il s’agit d’un projet actuellement au sein des IUT et qui pourrait être officialisé en juin.
Il parait que l’on a d’énormes besoin de main d’oeuvre à bac+3, au point que bien des postes seraient pris par des bac+5. L’idée serait de lancer une licence universitaire de technologie (LUT) qui aurait un objectif principal, plus simple à obtenir qu’en bac +2 : l’insertion professionnelle.
Les LP pourraient être fusionnées à cette LUT (peut-être par le biais d’options). Pour celles que je connais (en secondaire et en tertiaire) je dirais que seul 10% est commun, grosso modo les “rappels”, les bases.
Les syndicats de patronats (CGPME, MEDEF,…) semblent-être de plus en plus favorables car les conventions collectives passent peu à peu à bac+3 et donc, à ce manque de main d’oeuvre.
Pour finir, rien n’obligerait à faire sa LUT et partir en école d’ingé ou de commerce donc pourquoi seraient-ils contre ? De plus, seuls 10 à 20 % des étudiants d’une promo part en école donc…
8 mai 2011 à 16:26
astronaute en transit
Pour établir un lien avec le fil précédent, Rachel, est-ce cette demande de bacs plus trois sur le marche du travail qui inspire votre optimisme sur l’employabilite des diplômes de filière “normale” que vous avez évoquées?
demande de bacs plus trois, oui, mais lesquels?
8 mai 2011 à 18:16
PR27
Aubemort, rien que dans notre modeste école il y a quasiment 80 DUT (en gros on prend ceux du 1/3 du classement si adéquation thématique TB et 1/4 si adéquation B) entrant par an, donc j’ai un fort doute sur les 643… à mon avis au moins 5 fois plus.
8 mai 2011 à 22:38
Rachel
MCF-IUT, est-ce que le projet actuel se monte dans le grand secret ou bien on peut en parler publiquement ? Existe-t-il un document préparatoire du projet ? Est-ce qu’il y a toujours cet atmosphère de sécession avec l’université, comme l’ont exprimé certains en hiver ? N’hésitez pas à me tenir informée, ce dossier me tient à cœur. Et si vous croisez Golan Trevize, transmettez lui mes amitiés, ça fait bien longtemps que je ne l’ai pas vu.
8 mai 2011 à 22:43
Rachel
Astronaute, je pense que la remarque du MCF-IUT va dans le bon sens. Cela ne me surprend pas, étant donné que 80 % des DUT et 50 % des BTS poursuivent actuellement leurs études (certes bcq en licence pro). Peut-être une piste pour lutter contre le chomage des jeunes ?
9 mai 2011 à 09:52
MCF-IUT
Bonjour Rachel,
C’est un projet en discussion, je ne peux pas trop en dire plus et je n’ai rien d’écrit mais d’ici un mois ce devrait être public. Pourquoi ce sujet vous tient tant à cœur ?
Par contre, pour l’atmosphère de sécession, je pense qu’il est totalement fini. Quelques personnels se moquent d’être dans une université mais pas les enseignants chercheurs, on travaille tous (ou presque) dans des équipes dont seule une infime partie est à l’iut.
9 mai 2011 à 13:09
Rachel
MCF-IUT, je pense que l’IUT est à la croisée des chemins et donc son devenir m’importe. J’y ai déjà consacré de nombreuses chroniques sur ce blog et je tente de suivre ce dossier d’extrême importante.
Bonne nouvelle que l’atmosphère de sécession soit enfin terminée !
9 mai 2011 à 17:14
amigues
Entièrement d’accord que toutes ces discussions supposent d’avoir des chiffres fiables pour savoir de quoi l’on parle tout simplement. Nous voyons tous de notre petite fenêtre des étudiants qui n’arrêtent pas de zigzaguer entre formations, cursus, établissements… Tant qu’on ne connaîtra pas les flux et les échanges on n’aura rien d’intelligent à dire.
Et c’est bien là le problème, les chiffres sont très lacunaires et ne mesurent pas tous les mêmes choses, au même moment, etc…. Si la CPU veut faire oeuvre utile de ses débats elle devrait demander la création d’une agence nationale de suivi des étudiants (de TOUS les étudiants, écoles comprises et enseignement supérieur privé aussi) pour collecter les données et comprendre les dynamiques d’insertion. C’est basique.
9 mai 2011 à 18:10
Dan- visseur incohérent
Si le défi n’avait pas de sens ? « Oser la cohérence », mais au nom de quoi ? Pourquoi faudrait-il que ce qui concerne 2,2 millions de jeunes, qui n’ont qu’un seul point commun, celui d’avoir obtenu quelque chose qu’on appelle bac, soit un système « cohérent » ? La cohérence absolue, c’est la dictature ou la mort. Dans un système vivant, des branches nouvelles apparaissent, des contradictions demeurent, ou se font jour, et ce qui compte, ce sont les vies possibles et la qualité de ces vies plus que la cohérence.
Mon leitmotiv, celui que j’avais appris en taupe : segmenter et expérimenter. Lorsque je vois un sujet aussi global que la cohérence de l’enseignement supérieur et de la recherche, je suis désespéré. Pourquoi y aurait-il cohérence entre le parking pour les adolescents en voie de passage à l’âge adulte qui préparent faute de mieux une licence de sociologie à raison de 18 heures de travail par semaine et les Taupins en classe prépa à 50 heures par semaine ? Il s’agit de 2 mondes différents, et rien n’oblige à les rendre cohérents. On peut sans doute faire faire beaucoup de progrès à la sociologie et à la psychologie, à la « communication » en y introduisant la sélection et l’exigence, mais cela se fera de façon différente, ne serait-ce que parce que le résultat n’est pas mesurable. Il en est de même pour les sciences de la vie,les STAPS ou la médecine : c’est différent, la pédagogie est différente (heureusement pour notre santé !). La recherche de la cohérence ne serait-elle pas un de nos plus belles idiosyncrasies très françaises et jacobines ?
À l’appui de ma réaction : la plupart des commentaires concernent implicitement le domaine scientifique, qu’il s’agisse des BTS, des IUT, des CP GE ou des licences Pro.
9 mai 2011 à 18:15
Rachel
Amigues, les chiffres et les tendances on les connait dans sa discipline / petite sphère. Le problème est que la sphère voisine ne connait pas les mêmes difficultés, pour un tas de raisons variées. A mon avis les solutions ne peuvent pas être globales/normées/harmonisées. Peut-être faudrait-il prendre les problèmes par grands champs disciplinaire et y définir une réponse spécifique pour chacun d’entre eux ?
9 mai 2011 à 20:04
Rachel
Dan, mon visseur caléidoscope, vous le faites exprès ou quoi ? Pourquoi il faut tenter de rapprocher les mondes différents ? Mais pour que les étudiants aillent manger ensemble au RU, qu’il se raconte des blagues, etc …(et plus si affinités). Bref, qu’ils construisent la société de demain ENSEMBLE. Ca serait comme un espace de mixité sociale et intellectuelle sur la période charnière qui est celle de la préparation à la vie d’adulte. Je pense qu’on en tirerait de gros bénéfice. N’est-ce pas un beau projet ? (un peu fleur bleue, peut-être ?). Cela n’empêche nullement les expérimentations dont vous parlez … mais le cloisonnement, non là vraiment je n’en vois pas l’intérêt.
9 mai 2011 à 20:32
PR27
bonne nouvelle, l’UMP va mettre un examen de passage en 6eme, avec le soutien de la majorité de l’opinion. Ainsi, aucune chance qu’ils finissent chez vous ni chez nous, au dernier rang près du radiateur et de la fenêtre (chauffage et lumière). Où ils iront… je ne sais pas, mais là on sort du sujet du fil de discussion donc ça n’est pas si important. Quelqu’un plus haut disait que la vraie solution de facilité était de cultiver “l’entre soi”. C’était bien dit….
9 mai 2011 à 21:53
Astronaute en transit
Rachel, la question est de savoir si à l’heure actuelle les différentes formules d’études supérieures aboutissent réellement à un tel cloisonnement entre personnes d’une même génération? Certes les expériences peuvent être différentes, mais j’ai du mal à croire que des étudiants du même âge, se trouvant dans une même ville mais inscrits dans des établissements différents ne se fréquentent absolument pas. Loin de moi de nier qu’il y ait du snobisme (on le sait, il y en a entre enseignants eux-mêmes, et dans beaucoup d’autres professions), mais dans votre expérience les cliques sont-elles vraiment si définies? Je pense qu’on raisonne un peu vite en tentant d’expliquer des clivages sociaux par la fragmentation des institutions d’enseignement supérieur, c’est de la bourdieuserie…
Il faut s’entendre sur le sens qu’on veut ici donner à la notion de cohérence. Si c’est dans le sens d’une rationalisation (alors que l’on constate justement beaucoup d’aberrations de structure, de fonctionnement, de pratiques) cela peut représenter un véritable progrès pour le futur paysage de l’enseignement supérieur. Si c’est dans le sens d’une uniformisation, alors là rien ne garantit qu’il ne s’agisse pas en définitive d’un simple changement de forme plus que de fond.
9 mai 2011 à 22:16
Rachel
Astronaute, je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que le communautarisme, corporatisme (ou identitarisme en général) ou clivages sociaux ont plutôt tendance à s’accentuer dans notre société, et que l’aventure collective n’est guère à la mode. Je pense qu’il faut y être vigilant. Rapprocher les structures de l’enseignement supérieur (qui s’ignorent souvent et parfois se méprisent) aurait l’avantage de fournir une réponse à cette évolution. Bien entendu cela est un discours très général, certainement un peu démagogique et nulle intention ici pour moi de dire que ces échanges/passerelles n’existent pas actuellement. Mais elles pourraient être grandement facilitées avec relativement peu d’efforts. Par ailleurs, d’un point de vue pratique, je pense qu’on y gagnerait également en économie d’échelle, ce qui serait une façon de redéployer de moyens sur d’autres opérations. Sans compter les aberrations que nous discutons ici quasi-quotidiennement. Par ailleurs, le rapprochement (également identitaire) favoriserait les échanges de compétences et expériences (relations avec les entreprises pour les écoles, la recherche pour l’université). On pourrait jouer un joli gagnant-gagnant. Nulle intention pour moi ici d’uniformiser, cela serait très stupide. Par exemple j’ai souvent dit sur ce blog que les CPGE pourraient être transférées à l’université. Mais je n’ai jamais dit qu’il faut les fusionner aux licences.
10 mai 2011 à 00:15
PR27
Rachel, râler contre le corporatisme, l’identitarisme ? Mais alors… mon tshirt EHESS ? Mon mug ParisTech, la logorhée qui en coule et les logos qui l’ornent ?
C’est la mort du petit commerce.
Oui, le discours reste général mais non, ça n’est pas démago de dire qu’il faut rapprocher les gens et les mélanger – au contraire, justement, puisque l’aventure collective n’est guère à la mode, il n’y a pas tant de voix à récolter de ce côté. On peut faire des compromis, par ex au RU : nappe en papier pour certains, en tissu pour l’autres, couverts en fer blanc, couverts en argent. Mais au moins, on se parle.
10 mai 2011 à 04:01
Astronaute en transit
Je reste dubitatif sur la responsabilité propre de l’enseignement supérieur quand à ces tendances sociales que vous détectez. Ces évolutions me paraissent avoir des origines de plus longue durée, historiques, familiales, économiques et que sais-je. Franchement, si la solution c’est que tout le monde mange au RU! J’y ai mangé aussi et il n’y avait pas tatoué sur le front des gens “Je suis un bourgeois qui fait une école de commerce” et “je suis fille d’ouvrier étudiante de fac” ou “En IUT et fier de l’etre” et enfin “Elève d’HEC et futur maître de l’Univers”. Il n’y avait là que des gens qui y mangeaient pour pas cher quelles que soient leurs études.
Je ne sais pas très bien où va cette conversation, seulement qu’il y a quelque chose d’un peu coercitif dans le brassage que vous appelez de vos bonnes intentions et ça a quelque chose de gênant.
10 mai 2011 à 10:56
Rachel
Astronaute, j’avoue ne pas comprendre le quelque chose de coercitif. Peut-être aimeriez-vous que je vous signe une autorisation de ne pas manger au RU chaque jour ?
10 mai 2011 à 13:31
Dan- visseur horrifié
Par exemple j’ai souvent dit sur ce blog que les CPGE pourraient être transférées à l’université. Mais je n’ai jamais dit qu’il faut les fusionner aux licences.
Cela n’étonnera aucun lecteur fidèle que cette seule idée de transférer les CPGE aux universités me fasse horreur, et après deux années de Gaia, me paraisse vouloir vraiment la mort des CPGE : le seul problème des statuts,de la gouvernance, des horaires d’enseignement, des horaires de travail des étudiants suffira à occuper la totalité des énergies pendant dix ans, …alors que pour le moment les CPGE ne demandent rien. laissons les tranquilles;
Quant à la mixité via le RU, un peu d’observations instantanées montre ses limites : comme en entreprise, les gens prennent leur repas par petits groupes homogènes: le labo xxx, le groupe de TD yyyy,ceux qui viennent du lycée zzz… perso, je vais à la table de gens que je ne connais pas, mais je suis un simple visseur, et souvent cela surprend. La mixité s’obtient de façon volontariste, en organisant des clubs , des groupes de théâtre, des raids , des ONG . Il y faut un enjeu extérieur, sinon cela n’a pas lieu, et le rapprochement artificiel statutaire ne change rien. Combien de L3 de socio prennent une bière dans l’année avec les M2 de physique ou les IUT tech de Com? ( à part les copains- copines qui se sont rencontrés …au lycée ?)
10 mai 2011 à 15:22
astronaute en transit
Rachel, le commentaire de Dan m’éclaire un peu, je vais essayer de préciser mes impressions.
On s’interroge ici comment instiller de la cohérence dans un système d’enseignement supérieur français aux branches multiples et compliquées. Mais ce faisant, on oublie plusieurs faits: d’abord, l’enseignement supérieur français, c’est celui-que-le-monde-nous-envie, or s’il est une reference partout, comment peut on envisager qu’il manque de cohérence?
Deuxième fait plus pertinent, j’ai l’impression qUe l’on souhaiterait décréter cette cohérence par acte administratif, on met tous les types de formation au sein d’un même établissement et on en déduit que la mixité sociale aussi bien qu’éducative en decoulera. or cela pourrait prendre plus longtemps a se faire, et s’avérer plus complique. Ayant connu le service militaire prétendument universel et obligatoire sur ses dernières années, j’ai pu constater que tous les jeunes hommes n’étaient évidemment plus égaux devant un tel service. Les militaires d’active ne se faisaient aucune illusion, ils voyaient très peu d’appelés ne serait-ce que titulaires d’un bac, et ces derniers n’étaient pas du reste plus motives s’accomplir leur service a l’idée que cela leur permettrait de vivre un brassage social; l’expérience était plus édifiante pour les quelques uns d’entre nous qui servions malgré le fait que nous soyons diplômes (nous étions ceux qui n’avaient pas file en coopération, VSNE, ou plus souvent, reformes par des médecins complaisants.)
c’est dire que je pense que la mixité ne se decrete plus comme on pouvait le faire autrefois, sans être sur du resultat. Elle se fait, très lentement, par acte et choix volontaire des individus, quand ils y trouvent un intérêt, que leur personnalité les y incline, et ce n’est pas specialement fonction du type d’enseignement superieur qu’ils ont reçu.
Cela me parait même mieux fonctionner au sein de petites “communautés” ou équipes que dans de très grandes structures ou l’anonymat, voire l’isolement, tend a être renforce. je le vois particulièrement ces jours ci dans ma petite “community” a T1852 ou un certain nombre de départs de personnels vers d’autres métiers et fonctions ont été unaniment et largement accompagnes de nombreux témoignage d’affection et de gratitude. peut être cela represente du communautarisme, de l’identitarisme en t shift a logo, mais ça me parait plus authentique que l’atmosphère aseptisee des très grandes facs françaises. qu’on les rende encore plus grande par un influx massif de nouvelles formations ne me parait pas le meilleur moyen d’y amener plus de cohérence.
Aussi, je pense que si les sommités de la CPU planchent cette semaine sur la cohérence, ils la rechercheront dans des moyens plus simples. Plutôt que s’agrandir leurs baronies, ils auront, comme le remarque Dan, déjà fort a faire pour lever les moyens financiers nécessaires, mobiliser leurs équipes professionnelles, développer les réseaux de collaboration nécessaires, tout cela pour rendre leurs institutions visibles, compétitives, attractives. qu’ils y arrivent tous a peu près au même rythme, c’est la surtout que je vois la cohérence a rechercher, et c’est le genre de cohérence que les étudiants peuvent reconnaître plus facilement, et y adhérer.
10 mai 2011 à 15:36
Rachel
Dan, excusez-moi mais votre argumentaire ne tient pas du tout, ce qui est inacceptable dans un billet titré « oser la cohérence ». J’ai pris le RU comme exemple mais manifestement ça ne sert pas ma cause (On y mange si mal ?). J’aurais pu dire « club », ou « ONG », ou « groupe de théâtre » et là je suis dans l’action extérieure que vous prônez. Ensuite vous faites un peu de procès d’intention : vous supposez par exemple assez explicitement que je souhaitre la mort des CPGE, que j’imposerai un rapprochement statutaire, alors que je me contente de parler ici d’un rapprochement structurel et géographique qui vise à favoriser la mixité, la visibilité, attractivité, synergie, etc …. Evitons d’introduire de la confusion et d’agiter les peurs. Nulle part je ne parle de dénaturer des formations qui marchent bien. Enfin, je sais bien que vous avez une piètre opinion de l’université, mais je regrette tout de même un peu votre déduction que je trouve un peu hâtive comme quoi ce projet aboutirait immanquablement au chaos. Considérer l’université comme une machine à tout tirer vers le bas me parait un cliché fort discutable.
10 mai 2011 à 15:46
astronaute en transit
@ Rachel: entre le RU et l’armée française, j’ai du mal a déterminer la ou j’ai le plus mal mange, il y a la en effet de la cohérence!
10 mai 2011 à 15:50
astronaute en transit
Peut être, Rachel, suggérez vous au fond de créer de grands campus sur lesquels ces différentes formations et etablissements se retrouveraient?
Ce sera sans doute un grand projet pour le BTP mais pourquoi pas? Je n’ai jamais trouve que les Francais savaient construire de beaux campus, la on peut améliorer…
10 mai 2011 à 16:06
Rachel
Astronaute, bien entendu la mixité ne se décrète pas mais elle est toutefois au cœur de bien des préoccupations et de gros efforts sont faits pour la favoriser. Par exemple l’implantation d’un collège sur une zone ne se fait pas n’importe comment, on fait également très attention quand on construit un nouveau quartier ou quand on veut en rénover un autre (avec des succès divers, je veux bien l’admettre). Ce qui est surprenant c’est que l’enseignement supérieur semble exempt de cet effort de mixité sociale et intellectuelle, alors même qu’il concerne des jeunes adultes encore en cours de construction (bref une période clé, que je trouve assez idéale pour la question). Pire encore, cela suscite même des indignations quand des acteurs tentent de la mettre en œuvre par des actions ponctuelles (voir par exemple Richard Descoings). Ceci dit ce thème de la mixité sociale ne représente qu’un aspect du problème, je ne voudrais pas laisser croire que c’est pour moi la motivation première, mais simplement un argument supplémentaire. Je pense simplement que l’université pourrait être le cœur d’un triangle magique de formation vers le monde de la recherche, le monde des entreprises et le monde de l’enseignement. Ces trois pôles ne sont pas, à mon sens, suffisamment interactifs.
10 mai 2011 à 16:09
Rachel
Astronaute (15h50), ça pourrait ressembler à ça. Le BTP on le met en action sans problème quand il faut construire des stades de foot, des autoroutes pour faire passer les gros camions qui sentent mauvais, etc … alors … pourquoi pas l’ESR ?
10 mai 2011 à 17:03
astronaute en transit
A vrai dire, peut être le grand emprunt eut été mieux utilise dans un programme de constructions que pour tous ces label qui ont vu les chercheurs publics se bouffer le nez de façon peu édifiante…
10 mai 2011 à 17:04
astronaute en transit
Labex bien sur… Dont aucun ne proposait d’améliorer la gastronomie des RU!
10 mai 2011 à 17:11
Rachel
Astronaute, le RU c’est pour les agents CNRS, c’est bien moins cher pour eux. Et puis les EC ça court tout le temps partout, pas le temps d’aller au RU. L’EC, il carbure au sandwich.
(le labex et label c’est pareil, on peut écrire l’un ou l’autre).
10 mai 2011 à 17:50
PR27
Astronaute, vous ne croyez pas si bien dire. Dans notre idex (jetée mais elle va peut-être renaître puisque le ministère a décide cette semaine que le grand ouest n’était pas si nul, grâce à son jury international), il était dit que pour les étudiants de “graduate school”, il fallait des conditions d’hébergement et de restauration de grande qualité (“graduate school”, je ne sais pas ce que c’est, mais ça ressemble à “les étudiants qu’on a en thèse ou qu’on drague pour avoir en thèse”.
nous EC universitaires on mange de l’autres côté de la rue, dans un resto d’ESR d’un autre ministère, où on est mieux payé, on enseigne moins, on mange mieux pour moins cher. Vivement le regroupement de tout l’ESR sous le même ministère, pour que tout le monde bénéficie des mêmes pizza-salsifis.
10 mai 2011 à 17:52
PR27
“Je pense simplement que l’université pourrait être le cœur d’un triangle magique de formation vers le monde de la recherche, le monde des entreprises et le monde de l’enseignement. Ces trois pôles ne sont pas, à mon sens, suffisamment interactifs.” : formidable publicité pour les écoles d’ingénieurs universitaires. C’est bien aimable.
10 mai 2011 à 18:36
MCF-IUT
Rachel (et les autres) : l’édito sur le site de l’ADIUT dit beaucoup sur ce dont je parlais précédemment.
http://www.iut-fr.net/
10 mai 2011 à 22:08
Rachel
Je vous en prie PR27. D’ailleurs je conseille systématiquement à tous les étudiants qui veulent être ingénieur d’aller dans une école Polytech, c’est l’avenir des écoles d’ingénieurs. C’est aussi ce que je tente d’expliquer aux petits jeunes dans les entretiens GEIPI grands admissibles.
10 mai 2011 à 22:09
Rachel
Merci beaucoup MCF-IUT. Je vais lire tout cela avec attention. A bientôt sur Gaïa, j’espère.
10 mai 2011 à 22:33
AubeMort
Comme Dan , je trouve vraiment regrettable de systématiquement s’en prendre aux CPGE, qui sont une partie du système qui fonctionne bien. On a vraiment l’impression d’une attaque de principe. Ce qui fait le succès des CPGE c’est sans doute en partie leur intégration au lycée, avec une classe et un petit nombre de professeurs “professionnels”, les remettre à l’Université reviendrait en fait à les faire disparaître.
Le problème de la mixité sociale du collège n’a strictement rien à voir, puisque les collèges “uniques” sont sectorisés (c’est exactement le contraire du supérieur où il y a multiplicité des choix, non déterminés géographiquement) et que la composition du collège reflète en gros la composition du quartier; les tentatives d’homogénéisation” fonctionnent d’ailleurs plutôt mal.
10 mai 2011 à 22:48
PR27
Rachel, je plaisantais. J’avais l’impression de lire nos arguments publicitaires, c’est tout. Un argument plus réaliste serait : vous êtes un élève assez moyen ? Allez à Polytech, une école assez moyenne qui vous conviendra bien. Je déteste le poussage de pions, il y en a déjà que trop dans la vraie vie.
10 mai 2011 à 22:59
Rachel
AubeMort, c’est amusant, en relisant les échanges ici, j’ai nullement la sensation d’une quelconque agression envers les CPGE, ni d’une remise en cause. Mais vous semblez y voir un complot funeste. Curieux mais intéressant.
10 mai 2011 à 23:14
AubeMort
Rachel, vous parlez bien régulièrement de les “transférer à l’université” ?
10 mai 2011 à 23:36
Rachel
AubeMort, oui c’est vrai, je l’ai déjà évoqué, et je confirme que j’y suis favorable (précisons aussi que dans le présent billet, c’est la CPU qui l’a écrit dans son introduction du colloque). Mais je peux vous assurer que je n’ai pas la moindre velléité de destruction contre de type d’enseignement, et je doute fort que vous ayez lu de ma part de quelconque propos désagréables envers la formation dispensée dans les CPGE. Dans mon esprit, si transfert il y a, cela inclut aussi les tables, les chaises, les craies et les profs agrégés qui vont avec, bien entendu. En fait j’avoue avoir du mal à comprendre vos réactions sur ce sujet … l’université fait-elle peur autant que ça ? au point de penser que tout ce qui serait mis dedans serait voué à l’échec ?
12 mai 2011 à 12:12
Dan - visseur inquiet
Deux aspects :
1 – oui l’université actuelle me fait peur. J’habite pas loin de Nanterre. J’ai traverse Tolbiac. Jamais je n’y mettrai mes enfants.Comme le dit Aubemort ce qui fait les CPGE c’est l’ambiance et la volonté de travailler des profs et des étudiants. Cf. Les chiffres que donna Rachel en son temps. Les mettre. Dans un campus c’est les tuer – du moins pour le moment
2 – quand les facs auront atteint l’ambiance et les horaires de travail des CPGE, on pourra discuter. Mais c’est un objectif ambitieux – et peu réaliste sans sélection qui motive. En attendant laissons les CPGE tranquilles car la mauvaise monnaie chassera la bonne si on met les CPGE dans l’ambiance Fac.
12 mai 2011 à 13:37
Rachel
Dan, vos commentaires tombent actuellement dans la catégorie des indésirables. Je suis obligée d’aller les repêcher un par un … alors patience …
12 mai 2011 à 23:40
Dan- visseur positif
désolé : ce sont les commentaires envoyés depuis Iphone