Le grand salon IDEX vient de fermer ses portes à Abou Dhabi. Il s’agissait d’un forum, qui ne connaît pas la crise, où on achète et on vend toutes sortes d’armes. AK47, lances rockets, missiles en tout genre, drones, avions de chasse … on peut tout trouver ! (lire ici).
Cette semaine, la France tient aussi son grand salon IDEX. A partir d’aujourd’hui commencent les grands oraux des projets IDEX (initiatives d’excellence), produits phares des investissements d’avenir (grand emprunt national). On rappelle qu’il y a à la clé une pluie de milliards (7,7) d’euros. L’enjeu est donc important car il n’y aura que cinq à dix lauréats pour dix-sept candidats (liste des compétiteurs ici, site du ministère). Eh oui, l’excellence ce n’est pas pour tout le monde. Qui seront les maillons faibles ? Et en cas de succès à ces oraux, les candidats ne seront même pas certains de gagner les milliards, ils auront seulement le droit de rester en liste dans la compétition et de préparer le dossier final (scénario à la Koh-Lanta). Les porteurs de projet sont bien entrainés, depuis le dépôt des avant-projets on ne compte plus les communiqués dans la presse régionale ou nationale. Il faut jouer les gros bras, mettre en avant ses atouts, bref faire du lobbying …
Pour ma part je suis convaincue que c’est une bonne idée d’investir dans la recherche et l’enseignement supérieur, en particulier quand il s’agit d’investir pour l’avenir. Toutefois la forme prise pour orienter les investissements me laisse un peu dubitative. Le texte de l’appel d’offre me parait fort directif et impose toute une série de conditions sur « l’excellence », la gouvernance ou de partenariats public-privé (entre autres). Mais les universitaires sont entrés dans le jeu, ont fait le tri entre les excellents et les gros nuls, ont coupé des UMR en deux et affiché des pans entiers de recherche au service des entreprises locales ou des collectivités territoriales (souvent sans concertation avec les chercheurs concernés…). Il aurait été certainement plus intelligent de profiter de l’aubaine pour refonder cette université qui en a tant besoin …
Mais je m’égare, laissons là ces détails et revenons à notre grand oral du salon de l’Idex. Les porteurs de projet vont donc plancher devant un jury international. Ils devront évoquer les grands défis et risques associés de leur projet, sa plus-value, ainsi qu’un thème de leur choix. Les ppt vont mitrailler des diagrammes de Gantt, des work packages, des deliverables, de dissemination, de pull effect, etc … J’espère qu’on en apprendra un peu plus durant la semaine car on ne peut pas dire que cet évènement soit très médiatisé. N’hésitez pas à nous signaler toute information (sur le salon, sur votre Idex, …) dans les commentaires ci-dessous … le grand salon de l’IDEX en direct !
Universitaire, il n’est peut-être pas encore trop tard ?
Billet inspiré des pages suivantes : ici (vousnousils.fr) et ici (toiledeleductation.fr). Le lecteur pourra également lire (ou relire) mes billets sur cette opération grand emprunt: Equipex (hélas pas retenu !), Labex (allez oust les gros nuls!), Idex (le plan social de la science ? témoin de petits meurtres entre collèges), Emulex, Pilotex … bref la collection presque complète !


57 commentaires
Comments feed for this article
14 mars 2011 à 09:44
jako
Dans le même genre, un copain me signalait la bien nommée LRU:
Le Programme Lance-Roquettes Unitaire (LRU), désigné en anglais Multiple Launch Rocket System (MLRS) a été lancé aux Etats-Unis et a été rejoint en 1979 par l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, puis en 1982 par l’Italie. La production des lanceurs et des roquettes pour les besoins des pays européens a été réalisée de 1989 à 1995 en Europe au terme d’accords entre les Etats-Unis et l’Europe.
Le LRU reste le principal système de feux dans la profondeur agissant au profit d’une force opérationnelle de théâtre (FOT). Il contribue à la destruction tactique ou à la dislocation des objectifs.
Le Programme Lance-Roquettes Unitaire (LRU) a pour objet principal le développement d’une nouvelle roquette de précision à portée accrue. La mission de cette roquette est l’attaque dans la profondeur de cibles faiblement durcies, avec un nombre limité de munitions et des effets collatéraux réduits.
http://www.ixarm.com/-LRU-
C’est sûr: le LRU a atteint son objectif….
14 mars 2011 à 10:43
Jojo
Même pas un petit sarcasme sur le fait que les porteurs de projet se sont battus pour pouvoir s’exprimer en français devant le jury ? Ce qu’ils ont obtenu, avec mise en place d’un service de traduction.
14 mars 2011 à 16:57
Rachel
Les avant-projets IDEX peuvent être consultés sur le site du SNESUP:
http://www.snesup.fr/Votre-metier?aid=5539&ptid=10&cid=3692
14 mars 2011 à 17:21
amigues
En ce qui concerne notre IDEX à Toulouse, cela va être chaud… Paris, Lyon et Grenoble devraient rafler la mise mais pour les autres, très dur d’anticiper. On se croirait en Ligue 1 ou dans le Top 14, mais ce n’est pas qu’une impression. Seules les grosses équipes peuvent avoir les moyens de dominer aussi bien en national qu’à l’international. Bref si c’est pour confirmer que les gros sont gros et les petits petits, ce n’était vraiment pas la peine de monter toute cette usine à gaz. les allemands ont procédé à ce tri bien plus simplement et sans tout ce tralala.
Donc je m’interroge sur le pourquoi de tout ceci. Ben sûr l’enjeu de gagner du temps pour distribuer de l’argent le plus tard possible au moment des élections. Bien sûr aussi la tradition bien française de l’humiliation sous couvert "d’égalité" des chances et de "méritocratie". Bien sûr aussi la puslion sadique des gens qui nous dirigent et qui méprisent l’université d’obliger les universitaires à se découper eux-mêmes selon les pointillés des A+ et des autres (un désastre humain qu’on va payer pendant des années). Mais à part ça, j’avoue que ne comprends pas;
14 mars 2011 à 18:19
PR27
Amigues, comme souvent, écrit avec talent ce que beaucoup (dont moi) auraient voulu écrire. Il y a beaucoup de non dit de la part du ministère dans ces idex. Je lis, je lis, et moi non plus, je ne comprends pas. Pour moi, c’est comme la loi Tepa, c’est génial et indispensable, au point que 3 ans après, le gouvernement admet que c’est injuste et surtout inefficace et le retire en disant le contraire. Il vient d’ailleurs de rétablir la police de proximité. Bref, on efface tout et on recommence.
Notre espoir en région Bretagne-Pays de Loire est que le jury interplanétaire se confusionne parmi les régions de France et les acronymex ridicules et qu’on apparaisse être des mastocs, ou bien aime bien les rochers roses et le muscadet et qu’on lui fasse bonne impression.
En attendant, dans le comité intersidéral, les messages circulent :
"Dear Intergalactical professor, this is a gentle reminder that your review for this idex, that you agreed upon in Dec 2010 for an awful lot of money, was due by March 1, 2011. Would be appreciate it if you could submit your review as soon as possible."
14 mars 2011 à 21:44
Rachel
Moi non plus je ne comprends pas bien. Etait-ce intentionnel de la part du ministère ? Voir mon billet "un grand emprunt diabolique" (le billet est vieux, bien avant la connaissance des appels à projets … j’étais bien en deçà de la réalité).
Mais rappelons que les réponses (labex et idex), ce sont les universitaires eux-mêmes qui les ont déposées. Ce sont eux qui ont fait le tri du bon grain et de l’ivraie, qui ont découpé selon les pointillés des A+ (rien n’obligeait à suivre les consignes à la lettre !!), qui ont sonné le premier gong de l’humiliation.
Qui a vraiment porté la « pulsion sadique » dont parle Amingues ?
Mais d’un point de vu électoraliste, je doute que le calcul soit bon. Ce programme fera beaucoup plus de déçus que d’heureux …
14 mars 2011 à 22:23
Jojo
Le découpage était dans la règle du jeu. C’est curieux de reprocher aux universitaires d’avoir joué en respectant la règle. Eventuellement, ils auraient pu ne pas jouer…
14 mars 2011 à 23:16
Rachel
Pas obligés d’être aussi dociles. Le découpage selon les pointillés du A+ n’était pas un absolu impératif. Il a été fait une interprétation que je trouve trop rigoriste. Je trouve ça étonnant.
15 mars 2011 à 09:34
Dan- visseur open mindex
J’ai juste regardé le nom des projets : à se demander si ce n’est pas de l’autoparodie ou du Coluche …du troisième ou cinquième degré du pseudo-moderne.
15 mars 2011 à 10:10
amigues
Dan@ Ouais il semble que les provinciaux ont joué la carte du sérieux (regroupements, structuration, etc…) tandis que les parisiens ont fait nettement plus dans le bling-bling. En principe le tri devrait se faire vers les premiers mais pas sûr.
C’est un problème que je rencontre depuis longtemps comme évaluateur à l’ANR ou à Bruxelles. Les évaluateurs fatiguent à la longue de lire toujours la même prose bien formatée et politiquement correcte. Du coup s’ils voient un projet border line, voire carrément rock ‘n roll, dans le tas, ils s’écrient: Ha enfin un projet original qui tranche avec toute cette grisaille, finançons le ! Et à chaque fois il faut les ramener sur la Terre. On verra bien, mais je redoute, je dois dire.
15 mars 2011 à 21:31
Astronaute en transit
Figurez vous que Dame Pécresse vient faire un tour sur cette planète… dans quelques semaines. Voulez vous que je vous rapporte son autographe? (hahaha…)
15 mars 2011 à 22:20
Rachel
Peut-être vient-elle chercher source d’inspiration pour de nouveaux appels à projets ? Ah oui, comment se dit "Dame Pécresse" dans la langue de votre planête ?
Ceci dit, on n’a pas beaucoup d’info sur cette audition des porteurs de projet IDEX. Est-ce que le jury est sympa ? Pose-t-il des questions méchantes ? quels sont les problèmes dans les différentes dossiers ?
Je suis un peu surprise de voir que Saclay est dans la liste des candidats. Je pensais que l’affaire était déjà réglée. Ou c’est juste pour faire croire que c’est un concours impartial ?
15 mars 2011 à 22:45
Astronaute en transit
Peut-être faudra-t-il lui donner du "Lady Val"? L’ironie est qu’elle viendra parler au centre de recherche dont SH est un des directeurs, je l’ai évoqué sur l’autre fil, le professeur auquel l’université française n’a pas pu faire de place. Je n’ai pas eu l’occasion de l’interroger beaucoup sur ce qu’il pense des Idex, Labex et autre Empruntex, mais il m’a demandé de revenir déjeuner avec lui, ce qui nous permettra peut-être d’approfondir ce sujet avant la venue de la Dame en question.
Incidemment, dans les journaux locaux d’hier, les deux Présidentes de H1636 et MIT1861 ont co-signé un vibrant appel à la poursuite du financement fédéral du système éducatif. Il n’y était pas question d’un quelconque "grand emprunt" mais elles ont fait appel à des références historiques, rappelant que des périodes de reconstruction (1865-1877 et 1945-1965) de ce pays sont devenues des ères de croissance considérables parce qu’elles coïncidaient avec une politique publique très ambitieuse en matière éducative.
Les leçons seront-elles retenues?
16 mars 2011 à 07:56
PR27
J’entends un sondage du matin ; il deviendrait intéressant de savoir ce que DSK pense de l’ESR, à part les steacks et la manière de défroisser sa veste. Il a l’avantage d’être du métier, mais pas vraiment comme soutier dans une maison non-excellente. Il va falloir qu’il se mouille, le gars, pas juste ses costumes…..
16 mars 2011 à 11:40
amigues
Rachel, en France on aime bien faire de grands discours avec les poches vides. Du coup on envoie Saclay à la pêche à la cagnotte du GE. C’est sûr que pour eux c’est gagné. Il se murmure même que toute cette farandole n’a pour but que de justifier par avance tous les milliards qu’on va engloutir dans ce machin, les autres concurrents n’étant là que pour faire de la figuration intelligente et ramasser les miettes. Il se murmure tant de choses…. Sinon les oraux sont plutôt courtois et friendly mais bof, cela ne veut rien dire.
16 mars 2011 à 17:17
Helios
Je me demande ce que des génies reconnus comme Albert Einstein auraient fait dans cette galère.
Dans des disciplines, comme les mathématiques, la réussite est due avant tout à des individus, et ils sont libres.
A propos du pilotage de la recherche scientifique, Wendelin Werner (médaille Fields 2006) a écrit un article rigolo
http://images.math.cnrs.fr/Piloter-la-politique-scientifique.html
où il relate une proposition du ministère qui visait sans doute à l’embrigader dans des trucs comme les IDEX.
17 mars 2011 à 11:59
Jojo
http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/03/17/idex-gillet-et-aghion-dans-le-jury-international/
17 mars 2011 à 12:26
Rachel
Merci Jojo
A propos de l’Idex Paris-Dauphine / ENS-Ulm, discuté dans le lien donné par Jojo:
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110313trib000607618/dauphine-et-normale-sup-main-dans-la-main-dans-la-course-a-l-excellence.html
Pour voir la toge du président du PRES de Toulouse, porteur de l’IDEX Toulouse (Tidex):
http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/16/1036152-Universite-de-Toulouse-le-Comite-des-sages-prend-place.html
(mise en place d’un comité des sages).
17 mars 2011 à 16:41
Astronaute en transit
Au fond, la création d’un "pactole" type "Grand Emprunt" à être distillé en différents IDEX pouvait-elle aboutir à autre chose que la grosse bagarre actuelle? Naturellement, tout un chacun estime avoir les meilleures raisons du monde à avoir droit à une tranche du gateau. La grosse surprise vient que, dans ce qui ressemble de plus en plus à un concours de beauté, il y a des gagnants et des perdants; et selon une tradition bien française, des "mauvais" perdants. Ou bien sont-ils vraiment si mauvais que cela? Pendant des décennies on leur a répété qu’ils appartenaient au système-que-le-monde-nous-envie et ils ont autant de mal à appréhender que non, le monde n’envie pas ce système et qu’ensuite, cela ne leur donne pas droit au pactole. Tout le monde, bien entendu, se targuera d’avoir mis au point un excellent dossier pour obtenir le titre d’excellence. des choix auront été faits, forcément injustes et insatisfaisants. Après, on va dire qu’on aura plus de chance la prochaine fois, après 2012, quand les ténèbres laisseront place à la lumière (l’interrupteur se trouvant naturellement du côté de Solferino…)
Inversement, n’accentue-t-on pas un peu trop ce psychodrame dans lequel s’est transformé le Grand Emprunt avec ces Idex et autres blablablex? En quoi, au fond, ces sous (vous me direz c’est bon à prendre) résolvent les problèmes fondamentaux de l’enseignement et de la recherche en France? Ont-ils réellement contribué à faire évoluer les structures, pratiques et mentalités vers une organisation améliorée? Où n’a-t-on assisté qu’à une compétition frénétique pour ériger des villages Potemkine où chacun présentait sa meilleure façade dans l’espoir de séduire Maman République pour qu’elle offre le lait généreux de ses subsides, comme au bon vieux temps?
17 mars 2011 à 18:08
amigues
Je suis bien d’accord qu’on est en plein dans le village Potemkine. Ce serait plus drôle qu’autre chose si dans le même temps, le ministère ne servait du prétexte des IDEX pour rogner tant que possible les dotations de univeristés et réduire à la portion congrue les budgets desgrands organismes de recherche. Du coup tout le monde s’est précipité vers l’Eldorado des IDEX dans l’espoir qui, d’enfin pouvoir financer correctement l’équipement du labo, qui de pouvoir recruter ou financer des doctorants, qui acquérir de l’emprise immobilière pour déserrer des contraintes de place, qui pour se doter d’équipents d’enseignement dignes de ces siècle. Les IDEX qui auraient du être du en plus pour les "spuer bons" devient la clé d’accès à du financement de base de l’activité des enseignants chercheurs.
Pire encore et comme je l’avais déjà évoqué, les heureux gagnants auront surtout gagné le droit de tirer sur une ligne de crédit du Trésor Public relative aux intérêts du GE, Bercy gardant bien au chaud la cagnotte en vérité. Donc au mieux, c’est un ticket valable pour un an. Que se passera -t-il en 2012 sir la gauche vient au pouvoir ? Conservera t-elle ce système ou inventera t-elle tout autre chose ? Nul ne le sait.
17 mars 2011 à 18:08
étudiant frustré
D’accord avec l’Astronaute, je me demande comment ces machinex vont pouvoir vivre à long terme ; le découpage pour englober les A+ rend le système encore plus incompréhensible qu’avant et les Idex qui regroupent des institutions distantes de plusieurs dizaines de kms me semblent invivables. On a en outre pris soin de rendre les subsides temporaires, les bénéficiaires des Idex ne pourront donc pas mettre en œuvre de stratégie d’investissement à long terme.
Je constate également que tous se sont lancés à corps perdu dans la course aux subventions, quitte à s’auto-détruire, même les grandes écoles, dont la mentalité n’est finalement pas si éloignée des universités.
Les Idex ne sont en fait qu’une justification pour la construction gargantuesque de Saclay, véritable tour de Babel à la française. La comparaison avec le mythe est d’ailleurs saisissante : le roi Nimrod (Sarkozy) qui se prenait pour Dieu voulut construire une tour qui irait jusqu’au ciel (Harvard, Princeton, Cambridge…), mais le projet échoua car les ouvriers parlaient des langues différentes et ne se comprenaient plus (X, ENS, Paris XI, CEA, CNRS…).
17 mars 2011 à 18:29
PR27
Quand l’Astronaute aura appuyé sur l’interrupteur en 2012, le grand emprunt sera mis au panier, selon ce qu’on lit ici aujourd’hui en direct de Toulouse :
http://bertrand.monthubert.net/?p=761
Astronaute, la plupart des gens ne demandent ni le pactole, ni à être qualifié d’excellent, ils veulent juste pouvoir travailler sur la production et la diffusion de connaissance plutôt que le bling bling. Comme le dit Amigues, le problème est qu’il n’y a plus de dotations de base.
Je ne comprends pas, par ailleurs, votre ironie sur les gens qui demandent de l’argent public (argent venant des gens qui, eux, travaillent vraiment, c’est bien connu), parce qu’ils ont y été habitués.
17 mars 2011 à 18:33
PR27
@étudiant : chacun s’est lancé dans la course aux subventions, quitte à s’auto-détruire ? Mais, simplement parce qu’il faut un minimum d’argent pour faire fonctionner le quotidien, payer le téléphone, le toner de l’imprimante, imprimer deux posters, payer un ingénieur, payer la secrétaire, un déplacement basique. La question ici à mon avis complètement orthogonale au débat "grandes écoles"/université.
17 mars 2011 à 19:16
amigues
Ben, pour une fois que je suis d’accord avec Bernard Monthubert, ça fait drôle
Ceci dit, son idée de revenir au statu quo ante où l’Etat, dans sa grande sagesse, partage la manne entre les universités et les organismes qui après se débrouillent entre eux… Cela a crée le paysage des UMR, pendant de nos fameuses 36 000 communes. Les conséquences de ce système de villages gaulois, Jules César en parle très bien dans la Guerre des Gaules , encore que je sois rarement d’accord avec Jules…
Décidément, ce n’est pas mon jour…
17 mars 2011 à 20:40
Astronaute en transit
PR27, pourquoi ne comprenez vous pas mon ironie? Elle n’aurait pas lieu d’être?
C’est simplement parce que moi, de l’argent public, je n’en n’ai jamais vu la couleur (pas plus, d’ailleurs, que du bling bling), donc de toute façons je n’étais pas en course pour ces Idex etc.
D’où la facilité de mon ironie…
17 mars 2011 à 20:44
Astronaute en transit
@ étudiant, il me semble que cette obsession autour de Saclay procède aussi d’une obsession stratégique du gouvernement (qui comporte une sacrée proportion d’élus franciliens) autour de Paris et de sa région, ce Grand Paris dont on parle constamment.
C’est amusant, je me trouve ici dans une concentration étonnante d’universités et de recherches, et aussi de quelques industries de pointe (malheureusement les industries traditionnelles pourvoyeuses d’emplois peu qualifiés ont périclité) et cette agglomération n’est même pas la capitale du pays!
17 mars 2011 à 21:08
Rachel
Astronaute, les bagarres actuelles sont compréhensibles tant l’université manque de moyens. D’ailleurs y a-t-il vraiment des bagarres ? ne s’agit-il pas plutôt d’une saine émulation ? Je peux parfaitement comprendre les directeurs de labo, présidents d’université, présidents des PRES : on leur dit « on met un gros paquet mais pas pour tout le monde », alors c’est bien naturel que chacun tente d’avoir un morceau. Et les besoins sont grands dans les labos, à la fois pour des équipements mais aussi pour payer les ramettes de papiers etc, comme le souligne le PR27, et également dans les batiments, comme le souligne Amigues. Je pense effectivement que l’on exagère le psychodrame, moi la première. On verra ce qui soutira de ces labex et idex, on aura alors une vision plus claire de la situation. Mais si les alarmistes ont raison, alors ces bidulex vont tout pomper (les sous, les postes, les bourses de thèses, et la gloriolle), ça ne va pas être évident à vivre quand on n’est pas dedans. Mais heureusement, Monthubert arrive et pouf pouf tout va rentrer dans l’ordre et l’université pourra retourner dormir bien tranquille, bercée par le pilotage de Descartes et de l’Ange Michel.
17 mars 2011 à 21:11
Rachel
Amigues : comment être d’accord avec Monthubert? Il dépense son énergie à tout critiquer, mais il ne propose rien. Vous avez lu la série de billets « hou Pécresse la menteuse ! » ?. Moi je peux être d’accord avec lui, mais faudrait d’abord qu’il exprime sa vision de l’ESR et qu’il mette sur la table des éléments concrets de comment il compte apporter de l’amélioration dans le système.
17 mars 2011 à 21:16
Rachel
La grande patouille des Labex, par Henri Audier
17 mars 2011 à 21:30
Astronaute en transit
Rachel, oui, je pense que la course aux moyens est si générale qu’elle ne pouvait pas ne pas déboucher sur ce que je vois moins comme une saine évaluation que comme une concurrence acharnée que beaucoup considèrent également comme futile (du moins est-ce l’impression que je retire de ce que je lis). Comme je le disais, je suis par définition (et par discipline) hors du coup donc facile pour moi d’ironiser là dessus. Et je sais que le problème se posera encore après 2012.
Que tous se rassurent. On me dit que les Marocains ont plein de pognon. Et comme j’ai laissé la place libre…
17 mars 2011 à 21:32
Astronaute en transit
Je suis d’autant plus éloigné du sujet que c’est la St Patrick et qu’il fait enfin un temps printanier incitant les jeunes filles du campus à dévoiler leurs charmes.
18 mars 2011 à 08:13
amigues
Rachel, historiquement, la gauche a toujours favorisé le CNRS et la droite l’Université. La loi LRU n’est rien d’autre qu’un relooking du projet Devaquet, tombé aux oubliettes après la mort de Malik Oussekime. Il a fallu les gros mensonges de Jospin au moment du plan U3M (Universités du troisième millénaire) pour que les Présidents d’Universités, pourtant très majoritairement de gauche, sortent du bois en 2001 et disent "ça suffit".
Monthubert ne comprend rien à l’université et se contrefout des problèmes d’enseignement en premier cycle. Au pif, je dirais que la gauche ne reviendra pas sur la loi LRU mais se contentera de visser le statut des EC en renforçant le contrôle syndical par le CNU de manière à interdire aux universités de développer une politique autonome d’organisation des services, des carrières et des rémunérations. L’argent de la recherche repartira au CNRS, interdisant aux universités de construire une politique scientifique de site. Pour le reste, on aura droit à un énième plan de "lutte contre l’échec" en premier cycle qui sera lui-même un échec retentissant, comme d’habitude.
18 mars 2011 à 10:36
Jojo
Monthubert est professeur des universités, sa page web affirme : "J’enseigne actuellement au sein du département Techniques de commercialisation de l’IUT de Tarbes". Ce n’est donc pas un chercheur, et s’il n’est pas en premier cycle universitaire, l’IUT n’est pas non plus un rêve d’EC. Un bon poste d’observation pour les questions de sur-service, heures complémentaires et surcharges administratives… Certes, on peut lui reprocher d’être normalien…
On peut être sans illusion sur ce que fera(it) le PS, mais pas la peine de raconter n’importe quoi pour appuyer ses idées…
18 mars 2011 à 15:54
Astronaute en transit
Ce que vous dîtes amigues, c’est aussi ce que j’imagine qu’il va se produire. ça ne me paraît pas n’importe quoi de penser qu’un gouvernement de gauche caressera les chercheurs dans le sens corporatiste du poil, ce qui veut aussi dire qu’il sera difficile aux soutiers de se faire une place. Peut-être l’option marocaine eut été meilleure pour moi…
18 mars 2011 à 16:43
PR27
Astronaute, j’espère que vous appréciez les proposition de G. Tron sur les CDD dans les établissements publics : tous les CDD correspondant à des activités permanentes doivent être transformés en CDI ou postes de fonctionnaires.
Si on passe aux travaux pratiques, je mange mon chapeau (même si Tron fait partie des rares gars de droite que je trouve raisonnables).
Quant à condamner par avance un plan de lutte contre l’échec en licence… je suis beaucoup plus optimiste, si le gouvernement au manettes a le courage de prendre en compte toutes les remarques qui ont été faites sur ce blog.
18 mars 2011 à 19:04
Rachel
Merci Jojo, j’ai corrigé le commentaire en question, je pense que c’est mieux ainsi.
18 mars 2011 à 19:34
Astronaute en transit
PR27, je ne me fie pas trop aux promesses, qu’elles viennent de G. Tron ou d’autres. Trop de gens dans l’enseignement supérieur ont intérêt à disposer d’une main d’oeuvre taillable et corvéable, même lorsqu’ils débitent des fadaises égalitaristes à longueur de journée, et signent force pétitions. L’hypocrisie de ces gens est sans limites.
18 mars 2011 à 21:09
Rachel
Quelqu’un peut me donner un lien où je pourrais lire la vision de l’ESR de Monthubert ? Ca fait 3 ans qu’il est secrétaire national à l’ESR de la direction du PS, il doit bien avoir pondu ses grandes lignes sur le sujet, non ? Mis à part des textes « hou Pécresse la menteuse », je n’ai encore rien lu de tel et je voudrais me cultiver sur le sujet …
18 mars 2011 à 21:31
étudiant frustré
On peut adresser ce reproche à l’ensemble du PS. Des mots, du "care", de l’indignation, des querelles…, mais rien de concret.
18 mars 2011 à 21:38
Rachel
Etudiant frustré, j’ai lu des choses fort passionnantes sur le sujet venant de F. Hollande et V. Peillon. Mais j’ai l’impression que l’ESR ne semble pas être un thème important du débat interne du PS (j’espère me tromper). Et c’est pour ça que je demande: que fait le secrétaire chargé du dossier ? N’est-ce pas à lui d’animer ce débat ?
18 mars 2011 à 22:35
Rachel
A lire dans les Echos: La sélection imminente des laboratoires d’excellence suscite des tensions.
18 mars 2011 à 23:05
PR27
@etudiant frustre :
ici quelques dizaines de pages de lecture pour le w-end pluvieux.
http://www.parti-socialiste.fr/articles/nouveau-modele-de-developpement-international-agriculture-institutions-les-textes-adoptes-p
Si vous vous désolez, ce que je comprendrais volontiers, je vous engage à aller voir sur les autres sites de partis concurrents et faire un petit tableau comparatif de l’avancée du travail. L’autre jour, j’ai trouvé sur le projet du FN :"Pour 2007, nous proposerons ……". Quand on se compare, on se console.
L’ESR est, je crois, le dernier morceau du projet (pas) prêt !
Rachel, pour ma part je n’ai pas lu des choses fort passionnantes de Hollande et Peillon, j’ai lu des choses courtes, qui auraient pu être passionnantes si elles avaient été creusées et complétées. Ai-je manqué quelque belle lecture ?
18 mars 2011 à 23:39
Rachel
PR27, ce blog n’est pas un forum sur l’agriculture ou les retraites : je ne vois rien dans les textes indiqués qui soit en relation avec l’ESR. Mais bon, l’élection n’est pas pour demain, il y a encore du temps. Ceci dit, on sent un peu de retard sur ce dossier (comparé à d’autres), et on ne sait pas si c’est parce que (1) le PS n’a rien a dire sur le sujet (2) personne ne bosse dessus (3) il ne trouve pas de consensus sur la question (4) … allez, je dis juste cela pour vous titiller, on reparlera de tout ça quand on aura quelque chose à se mettre sous la dent.
19 mars 2011 à 07:52
PR27
Rachel, c’est pas moi qui ai commencé. Je répondais simplement et brievement à l’étudiant qui disait qu’il n’y avait rien de concret, dans aucun domaine. Mais bon, j’ai l’habitude, chez nos opposants, d’entendre qu’il n’y a rien (et beaucoup de gens n’ont envie d’entendre que cela!). Deux textes supplémentaires sont sortis dans les 2 dernières semaines, mais il est vrai que côté infotainement, ça n’est pas ça. Je vois que l’étudiant est anti-care, comme la famille Fabius, c’est déjà qu’il est un peu socialiste.
19 mars 2011 à 09:32
étudiant frustré
Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’idée au PS, mais on a beaucoup de peine à les voir mises en avant ; Peillon et Hollande ont peut-être de bonnes idées sur l’ESR, mais on ne les entend pas. Le PS fait parler de lui sur les questions suivantes : est-ce-que DSK va se présenter?, les primaires auront-elles lieu?, le "care" (c’est quoi au juste?)…
Après 3 ans d’opposition, il serait temps de voir le projet du PS sur l’ESR.
19 mars 2011 à 10:16
PR27
etudiant, je suis d’accord avec vous sur la grande difficulté à mettre en avant les propositions. Je m’interroge sur cette question depuis fort longtemps… mais elle sort du cadre de ce blog et je vais me prendre pan sur le bec. Je crois que les torts sont partagés entre politiques, journalistes et population, et les politiques n’ont certainement pas plus d’un tiers de responsabilité. Les journalistes à forte audience ne manifestent, dans leur exercice professionnel, que très peu d’intérêt pour les propositions et le débat précis. Hier soir, dans ma commune se tenait une réunion publique pour les cantonales : présence du député, du président du conseil général, du probable futur président de la région, et la plupart des conseillers municipaux. Ce sont tous des gens occupés, mais raisonnables, accessibles. Il était très facile de poser des questions librement et d’obtenir des réponses. D’ailleurs, il y en a eu quelques unes. Néanmoins, il n’y avait que très peu de gens. Pourtant, c’était gratuit, chauffé, il y avait de la lumière, à boire, à manger et votre serviteur, avec bien d’autres, avait passé des heures à mettre des tracts dans les boites à lettres.
Enfin, sur l’ESR, précisons que le projet doit s’adapter à un paysage mouvant. Un projet rédigé il y a 3 ans serait pour bonne partie caduc. J’ai bonne excuse à tout, non ?
19 mars 2011 à 15:47
Rachel
En fait, PR27, je suis tout à fait d’accord avec vous. Je pense qu’on en demande trop aux politiques, comme si ils avaient en leur possession la baguette magique pour trouver les solutions aux problèmes. C’est certainement une façon de se dédouaner de ses propres responsabilités car c’est bien connu que tout ça c’est de la faute des politiques (le chômage, l’échec en licence, mon h-index minable, etc …). En ce sens un homme politique c’est bien pratique, ça permet de se défouler en invectives (« hou Pécresse la menteuse ! »).
Je suis un peu étonnée de la façon qu’a le PS de présenter ses propositions. On peut y lire ce qu’on cherche sur « ma retraite », « ma sécurité », « ma santé », etc. Ca donne un peu l’impression que le projet collectif est un peu en retrait avec une orientation vers le bien être de l’individu (qu’il ne faut pas négliger, certes). Mais c’est une présentation que je trouve un peu individualiste.
Mais laissons le PS de coté et revenons à nos idex noires … ah quel beau projet collectif !
19 mars 2011 à 15:49
Rachel
La dépêche: Grand emprunt : le fiasco de la recherche
19 mars 2011 à 16:06
PR27
Rachel, cette présentation en "ma bidulle" est une nouvelle vue "concrète" sur des propositions initialement rassemblées sous des titres moins aguichants. Les soucis des gens ordinaires, c’est "ma retraite", "ma sécurité" etc…. et non des trucs conceptuels.
Le problème à mon sens n’est pas qu’on demande trop aux politiques, mais qu’on n’écoute pas précisement ce qu’ils disent ou écrivent. C’est comme si, en tant qu’évaluateur d’un article, j’en écrivais une appréciation uniquement motivée par ce que je peux en tirer pour ma propre recherche actuelle ou que je jugeais en fonction du seul nom des auteurs (ce que personne ne fait, évidemment).
revenons à nos idex… qu’en dire ? N’a t-on pas fait le tour ? La recherche d’une bonne solution pour la licence me paraît être aussi une discussion chaotique, mais qui avance lentement. Nous pourrions proposer un nouveau plan contre l’échec. Nan, je rigole.
19 mars 2011 à 21:01
Rachel
PR27, oui, c’est vrai qu’on a peut-être fait le tour. Aujourd’hui je comptais faire un nouveau billet sur le thème de l’excellence, j’avais une bonne idée en tête, mais je suis restée page blanche. C’est mauvais présage, le chemin de l’excellence n’est pas évident et je crains fort devoir me ranger dans la case des gros nuls. Je pourrais faire un nouveau billet sur les licences, c’est l’enjeu majeur de l’université mais là aussi on en a beaucoup discuté, sur des km de commentaires pour redire souvent la même chose. Je pourrais faire un billet sur les écoles d’ingénieur, juste histoire d’embêter Dan le visseur ? Mais bon, ça serait du réchauffé. Peut-être reparler des refondateurs ? …
19 mars 2011 à 21:11
Marianne
@ Rachel : Vous pouvez faire un billet sur les differents statuts dans l’enseignement superieur. Reparler un peu de la precarite ben ca ferait pas de mal. Une des grandes "avancées" de la loi LRU, c’est de pouvoir creer des personnels de statut différents en CDI et ca ca devrait rendre les choses asssez copliquée assez vite en mettant les gens en concurrence…..
19 mars 2011 à 21:59
PR27
Rachel, bientôt on reviendra aux idex, dès que les ébauches de résultats nous viendront (et j’espère les fuites internationales d’accompagnement), idex dont on peut imaginer que les grosses patouilles vaudront cent fois celles des labex, vu que la république doit choisir lesquels parmi ses enfants elles préfère. Enfin, la république… la place du marché, devrais-je dire.
Sur les personnels en CDI, c’est en effet un sujet intéressan. Je ne sais pas si on a assez de recul sur les pratiques. Des petites annonces que je vois, mon université n’est pas du tout en train d’embaucher en CDI, mais en CDD sous-payé par rapport à la qualification demandée, et même pas des embauches pour des années universitaires complètes. Je vois aussi un nombre croissant d’embauches de CDD de 3 ans, pour des postes d’encadrement. Au vu des incertitudes financières, je n’ai de raison de penser que la majorité des universités d’ "embarrasserait" de CDI, alors que ça fait des années qu’on a des tas de petits personnels dociles en CDD, éternellement sur le niveau 0 de la grille – sauf parfois avec des collègues, quand on on rivalise d’ "attractivité" (traduire : max de pognon) sur les salaires de post-doc internationaux (comme les jurys) à 2XXX euros par fois.
20 mars 2011 à 01:04
astronaute en transit
ce n’est pas le sujet du fil, mais la discussion s’oriente vers ce theme: le PS assume-t-il d’avoir soutenu les manifestations nonistes, d’avoir soutenu les blocages d’universites, de s’être tu face aux combines des grévistes pour être payes?
Après, est-il compréhensible qu’on lui accorde peu de confiance pour poursuivre les reformes indispensables de l’enseignement supérieur?
20 mars 2011 à 06:57
PR27
Ah, les "réformes indispensables"… Parfois, quand on donne son opinion, on l’appelle opinion. D’autres l’appelle "vérité", mais ça n’en reste pas moins une opinion. Non, la discussion "ne s’oriente pas vers ce thème", mais vous l’orientez vers ce thème (tout à fait de bon droit). Un peu comme l’évaluation externe, objective et intersidérante des labex….
20 mars 2011 à 07:06
PR27
Allez, le fonctionnaire inutile, parasite et bloqueur s’est porté volontaire pour tenir un bureau de vote à partir de 8h00. Comme parfois on est payé sans bosser, il faut bien parfois qu’on bosse sans être payé. Mais vivement que la république recrute des consultants pour faire ce sale boulot. Menfin, au bureau de vote il y a de la lumière, et puis c’est chauffé…
20 mars 2011 à 09:14
Rachel
Bosser sans être pas payé c’est bientôt fini à l’université, avec les référentiels des tâches. Maintenant chaque petit travail est répertorié et bientôt il sera hors de question de faire ce bénévolat s’il n’est pas inscrit dans ce référentiel. Voilà une évolution bien triste … Quant à être payé sans bosser, les nonistes veille au grain, rien ne pourra se faire sans l’accord de l’intéressé.
Voilà qui serait un bon sujet de billet, surtout pour le "bosser sans être payé" (l’inverse a déjà été discuté ici).
21 mars 2011 à 16:26
Marianne
chez nous en maths on devrait en savoir plus sur nos labex cette semaine…
(ben je reviens au theme du billet)