Les universités d’Aix-Marseille ne perdent pas leur temps. Elles ont adopté ce jour un texte fondateur en vue de leur fusion, horizon 2012. On pourra lire le détail dans une dépêche du Monde (ici). Le plus amusant c’est que l’article ne mentionne pas du tout le « grand emprunt » et l’investissement dans 10 grands pôles universitaires…
Dans un autre article, toujours dans Le Monde (ici), on apprend aussi que Lyon et Saint-Étienne pourrait présenter une candidature de type « métropole ». En Bretagne, ça serait une « université fédérale du Grand Ouest », Dijon et Besançon s’uniraient …
C’est beau un monde qui s’aime …


5 commentaires
Flux des commentaires pour cet article
18 décembre 2009 à 22:21
Jojo
Ces rapprochements sont en cours depuis des mois, avant même l’annonce de l’emprunt. C’est une dynamique amorcée par les PRES et le plan Campus, rien de plus (rien de moins non plus).
18 décembre 2009 à 22:54
Rachel
C’était prévu en 2009, puis 2010, puis repoussé à 2012. On le savait déjà, certes (sauf nouvelle reculade), mais c’est curieux que cette annonce arrive aujourd’hui. C’est certainement une simple coïncidence, sans aucune arrière-pensée, j’ai mauvais esprit !
19 décembre 2009 à 10:50
Irnerius
Bonjour.
Chronique signalée et commentée dans la Revue de Blogs n°7
http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/2009/12/19/revue-de-blogs-n%c2%b07/
Cordialement
31 décembre 2009 à 10:55
Le Plume
Ne pas confondre vrais projets de fusion (type Strasbourg) et le simple habillage des PRES, devenus EPCS. Ceux-ci ont le droit de prendre le nom d’université, sans se substituer pour autant aux universités qu’elles fédèrent. On ne simplifie rien, on ne regroupe rien, on se contente d’ajouter un étage administratif (avec les frais généraux qui vont avec)… C’est ce qui se passe dans l’académie de Nantes, et le projet breton ressemble beaucoup à ça.
Concernant le lien avec les plans campus: les PRES devaient au point de départ être des associations volontaires d’universités, mais le gouvernement à fait savoir que pour avoir les sous du plan campus il valait mieux être volontaire… C’est ce qu’on appelle l’autonomie: “tu fais ce que je te dis, mais volontairement”.
Quant au “grand emprunt” et son investissement dans les plans campus: rappelons que ces plans sont financés par des “partenariats public-privé”. Autrement dit, l’Etat ne dépense pas les sous de l’emprunt pour faire des travaux, mais il confie du capital à une fondation, qui le place sur les marchés, et ce sont les revenus de ces placements qui payent les loyers du PPP (lequel est en fait une location avec option d’achat, mais appeler ça partenariat ça fait mieux). Notons que les plans campus étaient décidés bien avant le “grand emprunt”: faire passer ces capitaux dans la rubrique “grand emprunt” est un simple jeu d’écriture, pour faire grand justement.
31 décembre 2009 à 15:57
Rachel
Les projets sont tâtonnants et on peut imaginer que les couches administratives supplémentaires ne sont pas nécessairement faites pour durer indéfiniment. Pour ma part, je reste encore peu convaincue que les PRES soient une bonne idée. Mais le recul manque pour en faire un bilan objectif