Poursuivons aujourd’hui l’examen des décisions inscrites dans le rapport de janvier 2008 “de la Commission pour la libération de la croissance française” de J. Attali. Les décisions 15 à 18 (p. 34 du rapport) sont consacrées à l’objectif d’aider les étudiants à concilier leurs études avec leur emploi. Ces décisions sont les suivantes :

Décision 15 : Mieux organiser avec les entreprises de la région des bourses d’emploi et de stages.

Décision 16 : Inciter les universités à organiser des cours du soir et permettre un assouplissement des règles d’étalement des études sur une plus longue période.

Décision 17 : Donner aux étudiants salariés un crédit d’European Credit Transfer Systempour l’obtention de la licence, qui serait d’autant plus élevé que l’emploi est lié au cursus.

Décision 18 : Exclure, dans la limite d’un plafond à définir, les revenus tirés d’un emploi étudiant du calcul du plafond d’éligibilité pour les bourses de l’enseignement supérieur et les allocations logement.

Contrairement à la quasi-totalité des autres décisions, celles-ci ne sont pas accompagnées de commentaires dans le texte. On se demande si ce thème, passage obligé, a réellement préoccupé les membres de la commission. On constate que le choix ne serait pas d’augmenter les aides par des bourses, mais plutôt de d’organiser et faciliter les études en même temps qu’un emploi. On constate aussi que les propositions ne vont pas non plus dans le sens d’un prêt qui serait accordé aux étudiants, comme cela a été mis en place au Royaume Unis. Enfin on peut se demander si le système proposé est réellement socialement juste. Il préconise en effet que les étudiants pauvres n’auront d’autres choix que de travailler pour financer leurs études, alors que les étudiants issus d’un environnement aisé pourront bien entendu s’en passer. On gagera que les seconds réussiront mieux que les premiers.

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