attaliEn janvier 2008, Jacques Attali rend au président N. Sarkozy son rapport “de la Commission pour la libération de la croissance française” (téléchargement du texte entier ici). Il s’agit d’un programme ambitieux, qui se veut cohérent et par conséquent doit s’appliquer dans son ensemble. Le but est de retrouver une croissance forte, dans une France qui est jugée sur le déclin, prisonnière d’un conservatisme général et d’un système qui amplifie les inégalités. D’après la commission, cette France “reste très largement une société de connivence et de privilèges. L’État réglemente toujours dans les moindres détails l’ensemble des domaines de la société civile, vidant ainsi le dialogue social de son contenu, entravant la concurrence, favorisant le corporatisme et la défiance.” Les conclusions du rapport sont qu’il faut “réformer vite et massivement”. “Pour cela, elle (La France) doit réapprendre à envisager son avenir avec confiance, sécuriser pour protéger, préférer le risque à la rente, libérer l’initiative, la concurrence et l’innovation. Elle doit changer de vitesse. Un pays trop lent se désintègre: il ne peut plus financer les solidarités nécessaires à toute société. Un pays trop lent s’appauvrit : ses concurrents lui ravissent l’une puis l’autre de ses parts de marchés, c’est-à-dire ses opportunités de richesse. Un pays trop lent perd confiance en l’avenir puisqu’il ne se donne plus les moyens de le préparer. Un pays trop lent se désole et recule : il vit sous l’emprise de la peur, il voit partout des menaces où les autres voient des chances. Le monde avance, la France doit croître.”  Brrr ça fait froid dans le dos.

La première partie du rapport est dédiée à l’éducation, la formation et la recherche. Le rapport est structuré sur forme de décisions à prendre. On note qu’il s’agit bien de décisions, et non de propositions, pour “conduire la réforme tambour battant”. Dans l’esprit du rapport il faut prendre tout (ou rien .. mais dans ce cas, c’est un peu la fin du monde). Nous examinerons ces décisions très prochainement.

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